Stratégie

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Reprise de la croissance du trafic voyageurs et du chiffre d’affaires en Île-de-France, développement en France et à l’international, fortes progressions du résultat et de la capacité d’autofinancement : l’exercice 2011 a été très positif pour le groupe RATP, lequel recueille le fruit de ses efforts pour renforcer sa performance économique, efforts qui devront être poursuivis pour relever les défis qui l’attendent.

À retenir

  • La progression du chiffre d’affaires de 3,6 % s’inscrit dans un contexte de reprise modérée du trafic (+ 1,7 % en tendance, + 0,9 % en trafic payant).
  • Hors changement de méthode comptable sur l’enregistrement des flux entre la RATP et le GIE Comutitres, la hausse du chiffre d’affaires serait de + 4,0 % et celle des charges de fonctionnement de + 0,4 %.
  • Le résultat net (295 M€) augmente fortement (+ 112 M€), mais bénéficie du résultat exceptionnel de la sortie du capital de Transdev (+ 42 M€).
  • La CAF à 811 M€ augmente de 156 M€ (+ 23,8 %).
  • Le ROCE (résultat d’exploitation rapporté aux capitaux employés) continue de progresser à 6,3 %, contre 5,4 % en 2010 et 5 % en 2009.
  • L’endettement continue d’augmenter à 5 087 M€ au 31 décembre contre 4 934 M€ un an auparavant (+ 153 M€) en raison de la forte augmentation des investissements.
  • Les gains de productivité s’élèvent à 1,5 % dont 1,5 % de productivité physique… la productivité de croissance reste très peu marquée en 2011.

 

RATP - Créteil - Pointe du Lac - ligne 8Développer un modèle économique performant est pour toute entreprise un impératif. C’est particulièrement le cas pour le groupe RATP, compte tenu des rendez-vous qui l’attendent et des défis qu’il s’est fixés pour les prochaines années dans un marché désormais ouvert à la concurrence : prendre sa part dans la conception puis devenir opérateur du futur réseau du Grand Paris ; doubler de taille en dehors de son berceau francilien historique ; défendre son réseau bus en Île-de-France en améliorant la productivité ; assurer le financement d’une dette qui a, en 2011, franchi la barre des cinq milliards d’euros compte tenu des lourds investissements consentis en Île-de-France.

Au-delà du service de transport, quotidiennement assuré pour 12 millions de voyageurs et des multiples programmes d’investissements en cours, l’année 2011 a été ainsi consacrée à réussir deux grandes réformes de structures, à être prêt pour le nouveau contrat avec le STIF (Syndicat des transports d’Île-de-France), entré en vigueur en 2012 et sur lequel repose encore 85 % de son chiffre d’affaires, et l’élaboration du nouveau plan d’entreprise « Vision 2020 ». Ce nouveau plan de huit ans conduira l’entreprise, de 2013 à 2020, à la veille de l’ouverture à la concurrence des transports publics en Île-de-France. Il doit permettre d’améliorer encore la compétitivité du groupe RATP, sur la lancée des résultats obtenus.

Performance économique mais aussi sociale


Performance économique et performance sociale sont intimement liées à la RATP. L’année 2011 a ainsi vu de nouvelles actions de performance sociale dans de nombreux domaines clefs comme l’égalité des chances, le bien-être au travail et le dialogue social. Ces enjeux qui guident la politique ressources humaines de l’entreprise, en accompagnement de la politique de performance économique, se sont traduits en actions concrètes tout au long de la réalisation de l’agenda social 2011 et seront encore à l’ordre du jour en 2012.

Des résultats 2011 très positifs


RATP Franklin D. Roosevelt ligne 1Le groupe RATP a abordé 2011 avec une bonne dynamique. En Île-de-France, il a transporté 52 millions de voyageurs de plus qu’en 2010, avec notamment 20 millions de clients en plus transportés par son réseau bus. Avec la croissance externe et interne des filiales en France et à l’international, qui représentent désormais 14 % du chiffre d’affaires du Groupe, celui-ci a approché la barre des 5 milliards d’euros en 2011, à 4 983 milliards d’euros, soit une hausse de 9 % sur 2011. La rentabilité du Groupe s’est également améliorée pour la quatrième année consécutive, avec un résultat net récurrent et une capacité d’autofinancement en forte progression à respectivement 264 millions d’euros (+ 61 %) et 847 millions d’euros (+ 24 %).

Les résultats en Île-de-France en 2011 traduisent des effets conjoncturels favorables, mais surtout la poursuite du redressement des équilibres économiques de la RATP, esquissée en 2010, après une année 2009 difficile dans un contexte de crise économique. La RATP affiche sur la durée un gain de productivité de 1,5 % par an hors effet croissance, en ligne avec l’objectif de son plan d’entreprise. Cette amélioration de l’efficacité et de la productivité doit permettre au Groupe d’accroître sa capacité d’autofinancement et ainsi de financer ses importants programmes d’investissements. Le programme d’investissement pour 2012 va ainsi établir un nouveau record, avec plus de 1,6 milliard d’euros consacrés pour son seul réseau historique d’Île-de-France, soit une hausse de 12 %, dont plus de 0,6 milliard d’euros pour l’accroissement de la capacité de transport. En conséquence, la dette continue de progresser de + 153 millions d’euros (soit 5 087 millions d’euros au 31 décembre 2011). Les contraintes financières qui vont peser pendant plusieurs années sur les collectivités territoriales et autorités organisatrices du transport en France et dans de nombreux pays imposent de ne pas relâcher l’effort.

Deux grandes réformes de structures


La loi ORTF a conduit la RATP à créer au 1er janvier 2012 un nouveau département gestion des infrastructures (GDI), qui regroupe les équipes en charge des activités de gestion d’infrastructures, soit plus de 3 000 salariés. Cette mise en place s’accompagne de la formalisation d’un ensemble de conventions entre le département GDI et les autres départements, afin d’identifier et de facturer toutes les missions des départements contribuant aux missions de GDI et assurer l’absence de subventions croisées avec les activités d’opérateur de transport. La RATP conserve néanmoins une unité juridique lui permettant de perpétuer des processus internes efficaces dans la continuité de la tradition de l’entreprise intégrée.

« La RATP s’est vu confier, suite à la loi ORTF, une mission pérenne de gestionnaire d’infrastructures reposant sur trois exigences : la sécurité, la continuité de service et l’interopérabilité »

Parallèlement à la mise en place du département GDI, la réorganisation des équipes de maîtrise d’ouvrage de la RATP a franchi une dernière étape avec la création d’une plateforme unifiée de maîtrise d’ouvrage des projets, le département MOP, pour assurer un traitement homogène, intégré et professionnalisé des projets en cours et futurs, pour tous ses clients internes (opérateurs de transport, gestionnaires d’infrastructures) ou externes (STIF, Société du Grand Paris). Cette unification de la maîtrise d’ouvrage permettra d’assurer une parfaite maîtrise des projets complexes, comme les modernisations sur les réseaux métro et RER, dans des conditions optimisées en termes de coûts et délais.

  • Le bond des filiales

    La hausse du chiffre d’affaires en 2011 est principalement due au bond de 60 % du chiffre d’affaires des filiales, et notamment des filiales de transport (+ 317 M€ à 568 M€) avec l’intégration de 16 nouvelles sociétés dans le cadre de la sortie de la RATP de Transdev, effective début 2011. La mise en exploitation de l’ensemble du réseau Gautrain en Afrique du Sud et l’acquisition du réseau de tramway de Manchester ont aussi impacté positivement les résultats.

  • Un nouveau plan d'entreprise

    Le plan d’entreprise « Vision 2020 », qui couvrira la période 2013-2020, doit permettre au groupe RATP d’améliorer encore la qualité de service, de conserver son avance technologique, notamment dans le métro automatique et sur la sécurité ferroviaire, et d’être plus compétitif.

    Un nouveau plan d'entreprise
  • La mission du gestionnaire des infrastructures

    Elle repose sur trois exigences essentielles : la sécurité, la continuité du service public et l’interopérabilité. Le gestionnaire d’infrastructures assure l’entretien et la maintenance patrimoniale de l’infrastructure du réseau métro et RER. Il est également chargé du renouvellement des ouvrages et du développement des infrastructures nouvelles en cas de prolongement du réseau existant.

    La mission du gestionnaire des infrastructures
  • 5,930 Mds €

    C’est le cumul des investissements consentis de 2007 à 2011, principalement pour l’amélioration et l’extension du réseau existant en Île-de-France.

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