La saga du Tram
L’histoire d’un mode de transport vraiment pas comme les autres…
Le 15 mars 1937, la presse parisienne célèbre l'arrêt de la dernière ligne de tramway (Porte de Saint-Cloud-Porte de Vincennes) circulant dans Paris. Ce mode transport n’a pas résisté à la mode du tout automobile et du déplacement individuel. Les performances et l’image plus moderne des autobus ont ringardisé celle du Tram qui entame alors une longue traversée du désert.
Le Tramway amorce un timide retour en France au milieu des années 70, marquées par les chocs pétroliers, les embouteillages et la pollution qui entrainent un regain d’intérêt pour le tramway. En 1986, la RATP décide de réintroduire ce mode de transport en Ile-de-France. Le T1 (Saint-Denis/Bobigny-Pablo Picasso) est mis en service en 1992 puis le T2 (La Défense/Issy Val-de-Seine) en 1997. Après deux années de travaux, un premier prolongement du T1 (de Bobigny à Noisy-le-Sec) fin 2009 doit porter sa fréquentation à 100 000 voyages par jour (contre 85 000 avant le prolongement.)
Le tramway a également réussi son come-back dans les régions françaises. En 1950, seules Lille, Marseille et Saint Etienne demeuraient équipées d’un Tramway, avec partout une seule ligne en service. Aujourd'hui, il est présent dans de très nombreuses villes : Orléans, Strasbourg, Nantes, Lyon, Grenoble, Montpellier etc…
Le tramway est aujourd’hui perçu comme un moyen de transport écologique, qui "reconstruit" la ville et ainsi la relation entre urbanisme et mobilité. Plus étroit qu'un bus, il offre une capacité d'accueil supérieure : un tram peut transporter de 20 000 à 60 000 voyageurs par heure selon son implantation et la géographie urbaine. Son insertion dans la ville oblige à repenser la place faite à l'automobile, aux piétons et aux vélos.

Le Saviez-vous ?
Les premiers tramways électriques étaient équipés d’un moteur de 40 CV environ, pour quarante personnes transportées, soit 1 CV par personne
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