Le RER, genèse d'un pari fou
Les années 1960 sont celles d’une expansion rapide de la banlieue de Paris. Comment accompagner ce développement? L’idée du RER est née.
Ligne A : première grande transversale de Paris
En 1960, le plan d’aménagement
et d’organisation générale de la région parisienne (PADOG) avance l’idée d’un
Réseau Express Régional. Cinq ans plus tard, le Schéma directeur d’aménagement de la région
parisienne en décrit concrètement le concept. Le projet de RER présenté par la
RATP au Gouvernement est accepté, prolonger les lignes de métro ne suffisant
plus. Ce projet exige un financement très important, favorisé par une France en
pleine croissance économique.
Le chantier de la ligne A est à cette époque déjà bien avancé puisque le premier coup de pioche de la ligne A entre Pont de Neuilly et La Défense remonte au 6 juillet 1961. La ligne A, première grande transversale de Paris, sera ainsi construite par tronçons, à partir des deux extrémités. La construction du RER est un chantier qu’on vient visiter du monde entier. Les techniques les plus innovantes y sont utilisées.
La section entre Nation et Boissy Saint Léger est la première à être inaugurée le 14 décembre 1969. A l’Ouest, le tronçon Etoile-Saint Germain en Laye est mis en service section par section dans les années suivantes.
La gare d’Auber est ouverte en 1971 dix ans après le premier coup de pioche de la ligne. Inaugurée par le président Georges Pompidou, elle met le quartier de la Défense à huit minutes de celui de l’opéra. Conçu pour accueillir à terme un trafic de 50 000 personnes à l’heure, la gare d’Auber franchit ce cap en quelques années.
La Gare d’Auber : une prouesse technique La Gare d’Auber a été l’une des prouesses techniques exigées par la création du RER. Au cœur de Paris, elle est située à proximité des fondations d’immeubles de prestige (l’Opéra, les grands magasins), sous une ligne de métro en service et près d’un collecteur d’égouts. Les travaux baigneront dans l’eau pendant plusieurs années. La grande salle des échanges, avec sa voûte digne d’une cathédrale est une des fiertés des ingénieurs de l’époque. La Gare d’Auber c’est 4 km de souterrains, 73 escaliers mécaniques, 15 ascenseurs et 4 trottoirs roulants. L’architecte André Wogenscky en a réalisé la décoration, avec son harmonie de bleu et de rouge… |
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