EPIC

L’EPIC (Etablissement public à caractère industriel et commercial) s'occupe de la gestion des infrastructures de son réseau de transport collectif multimodal historique en Île-de-France (métro, RER, bus, tramway). L’EPIC RATP est l’exploitant unique de ce réseau dans le cadre d’un contrat pluri-annuel avec l’autorité organisatrice, le STIF (Syndicat des Transport d’Île-de-France). Ces droits d’exploitation sont garantis par la loi pour une période de 15 à 30 ans à compter du 3 décembre 2009 (15 ans pour le bus, 20 ans pour le tramway, 30 ans pour le métro et le RER). L’EPIC représente aujourd’hui 44 819 salariés (en décembre 2011),4 354 millions de chiffre d’affaires pour 3 111 millions de voyages effectués en 2011.

Les résultats de l'exercice 2011


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Les tendances pour l’année 2011


L’année 2011 est la quatrième et dernière année de mise en oeuvre du contrat STIF-RATP.

Les résultats de la RATP traduisent des effets conjoncturels favorables, mais surtout la poursuite du redressement des équilibres économiques de la RATP déjà esquissé en 2010, après une année 2009 difficile ; la RATP bénéficie sur la durée de la productivité de 1,5 % par an hors effet croissance qu’elle s’était fixée comme objectif de son plan d’entreprise.L’excédent brut d’exploitation de l’Epic atteint 1 062 M€ en 2011 et progresse ainsi entre 2010 et 2011 de +153 M€ soit de 16,8 %.
Cette forte hausse s’explique par :
• Des effets volume prédominants pour 139 M€ principalement dus à la productivité du plan d’entreprise (49 M€), la couverture contractuelle des charges (59 M€) et les autres recettes (21 M€);
• Des effets prix pour le solde notamment dus au supplément d’indice STIF de 0,5 % par rapport à l’inflation (21 M€), ce qui compense l’effet ciseaux défavorable constaté en 2009.

Le trafic, qui avait baissé en 2009, repart en hausse sensible et progresse de 52 millions de voyages en 2011 soit 3 102 millions de voyages au périmètre du contrat STIF.

Le résultat d’exploitation (EBIT) des comptes sociaux, tenant compte des amortissements et provisions, progresse de 18 % et s’élève à 481 M€, soit +78 M€ (après correction de la reprise pour contrôle fiscal comptabilisée en 2010) par rapport à 2011.

Le résultat net social atteint 295 M€, en réalité 252 M€ hors plus value de cession de la participation de la RATP dans le capital de Transdev. La progression du résultat net est de 112 M€.

La CAF connaît une progression de 156 M€ pour atteindre 811 M€ en 2011 contre 655 M€ en 2010.

Les investissements sont en forte hausse, ils s’élèvent à 1 499 M€ contre 1 250 M€ en 2010.
L’endettement net s’élève 5 087 M€ soit +153 M€ par rapport à l’endettement du 31 décembre 2010 (4 934 M€).

Les perspectives


L’année 2012 est la première année d’un nouveau contrat entre le STIF et la RATP sous un nouveau contexte juridique (loi ORTF). Ce contrat a été signé le 16 mars 2012.

Ce nouveau contrat intègre deux changements majeurs de la loi ORTF :

• Les droits d’exploitation des lignes ont une durée limitée en vue de mises en concurrence ;

• La qualité de gestionnaire d’infrastructure, non soumis à concurrence, est reconnue à la RATP qui doit séparer comptablement cette activité de celle d’opérateur de transport détenteur de droits de lignes.

Dans ce contexte, la performance économique reste prioritaire, en 2012, l’entreprise s’engage à réaliser 1,3 % de productivité physique. La croissance du chiffre d’affaires doit excéder la hausse limitée des charges ce qui permet d’améliorer l’excédent brut d’exploitation et la CAF.

Cette progression qui traduit les efforts de l’ensemble des acteurs est indispensable pour financer la forte croissance des investissements sans faire progresser la dette.

Le 3 janvier 2012, les groupes RATP et SNCF ont apporté le solde de leur participation dans Xelis et Inexia. L’ensemble Systra est détenu depuis cette date à 41,92 % par le groupe RATP et reste consolidé par mise en équivalence.

Au 1er janvier 2012, RATP Développement a commencé l’exploitation de ses 2 nouveaux contrats, en Île-de-France pour l’exploitation de 2 lignes express sur l’autoroute A14, et le réseau urbain de Charleville-Mézières.

Les filiales transport devraient connaître une nouvelle progression sensible de leur activité du fait des mises en service et des acquisitions récentes.

Leur performance financière sera encore suivie à l’aune des plans de consolidation budgétaire des pays occidentaux touchant à des degrés divers les équilibres des contrats.

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