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Engagés contre le changement climatique

La RATP participe aux efforts globaux déployés dans le monde pour lutter contre le changement climatique. L'objectif fixé est de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20 % sur la période 2004 - 2020.

 

Information CO2 - Méthode de calcul


Pourquoi calculer les émissions de gaz à effet de serre dues à ses déplacements ?

L’information CO2 a pour but de permettre à chaque voyageur de mesurer l’impact de son trajet en termes d’émission de CO2.

Les transports sont, en France, la 1ère source d’émission de GES. C’est pourquoi, les comportements de chacun peuvent faire évoluer les tendances et aider à la lutte contre le changement climatique.

Pour le calcul des émissions de CO2, la RATP se conforme à l’article L 1431-3 du code des transports ainsi qu’au décret n° 2011-1336 du 24 octobre 2011. Les émissions prises en compte dans le calcul sont celles induites par les consommations d’énergie nécessaires au fonctionnement du ou des modes de transport utilisés. Pour les énergies fossiles, les émissions de dioxyde de carbone concernées sont celles générées par la combustion du carburant (gazole, gaz naturel pour véhicule, biocarburant, etc.). Pour les modes ferrés, les rejets de CO2 rentrant dans le cadre du décret sont ceux nécessaires à la production et à la fourniture de l’électricité consommée.

Le tableau suivant présente les émissions générées par le trajet d’un voyageur sur un kilomètre pour les différents modes de transport exploités par la RATP, pour la voiture particulière et pour le Transilien exploité par la SNCF :

 

Tableau émission CO2 par mode

 

Réduire son empreinte carbone avec la RATP

Choisir les transports en commun de la RATP, c'est choisir de consommer en moyenne cinq fois moins d'énergie et émettre entre 2 et 50 fois moins de gaz à effet de serre que si vous utilisiez votre voiture.

En 2014, ils ont permis d’éviter l’émission de 2,4 millions de tonnes équivalent CO2. Chaque client de la RATP contribue ainsi à la lutte contre le changement climatique.

 

Comment sont calculées les distances parcourues ?

Les distances parcourues sont calculées selon le mode utilisé :
- en autobus : distances à vol d'oiseau,
- en train/RER : distances à vol d'oiseau,
- en voiture particulière : distances à vol d'oiseau corrigées d'un facteur multiplicateur de 1,2.

Pour les trajets en transport en commun, les distances totales sont obtenues en additionnant les distances à vol d'oiseau entre les étapes du trajet. Par exemple, pour un itinéraire comprenant à la fois marche à pied, métro et bus, la distance calculée correspond à la somme des longueurs de chacun des segments.

ecomobi

Comment les calculs sont-ils effectués ?

En voiture, le calcul est le suivant :
Emissions de gaz à effet de serre en voiture = distance totale parcourue x facteur d'émission moyen d'une voiture en milieu urbain.
La distance totale parcourue correspond à la distance à vol d'oiseau du point de départ au point d'arrivée corrigée d'un facteur multiplicateur de 1,2.

En transports en commun, chaque tronçon est traité individuellement, les émissions étant ensuite additionnées.
A titre d'exemple, pour le trajet détaillé dans le schéma ci-dessus, le calcul est le suivant :
Emissions de gaz à effet de serre en transports en commun = distance parcourue en métro x facteur d'émission moyen du métro + distance parcourue en bus x facteur d'émission moyen du bus.
La marche à pied et le vélo ne sont pas émetteurs.

Le Bilan Carbone® global de la RATP


Le bilan des émissions de gaz à effet de serre règlementaire

La loi Grenelle 2 (loi n°2010-788 du 12 Juillet 2010, article 75) impose la réalisation d’un bilan des émissions de GES pour les entreprises publiques employant plus de 250 personnes. Ce bilan réglementaire concerne les émissions suivantes :

  1. Les émissions dites « directes ». Pour la RATP, il s’agit en particulier de la combustion de carburant des bus et des fuites de fluides frigorigènes des systèmes de climatisation.
  2. Les émissions dites « indirectes associées à l’énergie ». Il s’agit des émissions associées à la consommation d’électricité, de chaleur ou de vapeur.

Pour la RATP, les émissions visées par ce périmètre sont estimées à environ 343 000 teqCO2. 67% de ces émissions sont liées à la combustion du carburant nécessaire à la traction des bus et 17% proviennent de l’électricité consommée par les modes de tractions ferrés (métro, RER et tramways) ainsi que celle utilisée pour le fonctionnement des bâtiments (gares, stations, site de maintenance).

  2011
(teqCO2)
2014
(teqCO2)
Evolution
entre 2011
et 2014
 Emissions directes  
 Traction diesel et GNV (bus)
229 863
229 133
- 730
 Consommations de gaz et fioul des bâtiments 29 146
29 789
+ 643
 Gaz de climatisation 16 362
14 304
- 2 058
 Déplacements professionnels routiers
 (combustion de gazole et GPL)
3 456
3 228
- 228
 Emissions indirectes associées à l’énergie      
 Traction électrique (bus, métro, RER, tramway) 53 413
30 309
- 23 104
 Consommations d’électricité des bâtiments 38 469
26 894
- 11 575
 Consommations de vapeur des bâtiments
 (chaleur et froid)
11 021
9 030
- 1 991
Total (teqCO2) 381 730 342 687 - 39 043

Le Bilan Carbone® global


L’EPIC RATP a été le 1er opérateur de transport en France à se doter, dès 2006, d’un Bilan Carbone® global de son activité. Ce bilan a été actualisé en 2015, pour l’année de référence 2014.

Il a pour but de :

  • Suivre et évaluer les émissions générées directement (circulations des bus, métro, RER, tramways, consommations d’énergie des stations, etc.) et indirectement (déplacements domicile – travail des agents, fabrication et fret des biens achetés, etc.) par l’Entreprise.  
  • Identifier et prioriser des leviers de réduction de notre empreinte carbone.

La RATP s’est engagée à réduire de 20 % ses émissions de GES par voyageur.km, entre 2004 et 2020.

Le  Bilan Carbone® de l’année 2014 confirme le profil d’émission de GES établi à travers les bilans précédents. 75 % des émissions de GES de la RATP résultent des consommations d’énergie de la traction et des bâtiments (bâtiments industriels, gares et stations, bâtiments tertiaires). Les 25 % d’émission de GES qui ne proviennent pas de la consommation directe d’énergie sont pour l’essentiel dus aux achats (13 %) et aux déplacements professionnels et domicile-travail des agents (9 %).

Au global, en considérant les émissions de GES générées directement et indirectement, l’empreinte carbone de la RATP est de l’ordre de 562 000 téqCO2.

 

Bilan Carbone de la RATP, répartition des émissions

 

Ce bilan n’intègre pas les émissions liées à la construction des biens immobilisés de la RATP. Ces émissions ont été évaluées à 127 000 tonnées équivalent CO2 Les immobilisations prises en compte sont les bâtiments tertiaires et industriels, les infrastructures du réseau, les trains et les bus, le parc informatique, etc. Ce poste n’est pas inclus dans le bilan car il est assorti d’une incertitude importante. En effet, les données d’entrée nécessaires, qu’il s’agisse des quantités de matériaux mis en œuvre ou des facteurs d’émissions, sont très incertaines. De plus les évolutions dans les techniques de construction des infrastructures notamment rendent difficile l’estimation à posteriori des biens construits.

Réduire les émissions du mode bus


Le mode bus représente environ 85 % des émissions de gaz à effet de serre liées à la consommation d’énergie, soit plus de 50 % du Bilan Carbone® élargi. Trois filières énergétiques alternatives émergent pour faire évoluer le mode bus :

  • la filière tout électrique : la RATP a joué un rôle de pionnier avec ses minibus électriques « Montmartrobus » utilisés depuis 10 ans dans le quartier de Montmartre à Paris. Ces technologies électriques ne sont cependant pas encore disponibles pour assurer la desserte de lignes plus longues. Seules les traverses parisiennes sont exploitées par des mini et midibus électriques ;
  • la filière hybride (électrique/gazole) : en 2011, la RATP a testé 3 bus hybrides en conditions réelles d’exploitation. Les performances sont positives avec une réduction des consommations de carburant de l’ordre de 15 %.