Engagés contre le changement climatique

La RATP participe aux efforts déployés dans le monde pour lutter contre le changement climatique. Les émissions de gaz à effet de serre de la RATP liées à sa consommation énergétique ont ainsi diminué de 3 % sur la période 2004-2008, à offre constante. La RATP veut aller plus loin et vise une réduction de 15 % sur la période 2004-2020.

Réduire son empreinte carbone avec la RATP

Les modes de transport en commun exploités par la RATP sont plus sobres en carbone que la voiture particulière. En 2008, ils ont permis d’éviter l’émission de 2,2 millions de tonnes équivalent CO2. Chaque client de la RATP contribue ainsi à la lutte contre le changement climatique.

La RATP a réalisé en 2009 une étude pour évaluer les émissions de carbone engendrées par un voyageur parcourant un kilomètre sur ses modes de transport, sur la base de l’énergie consommée par la RATP en 2008. Les résultats montrent que :

  • les émissions des modes ferrés (métro, RER) sont comparativement 50 fois inférieures à celles de la voiture particulière ;
  • le mode bus est "seulement" deux fois plus performant que la voiture particulière. Il faut donc l’améliorer en priorité.

Un Bilan Carbone™ complet

En 2009, la RATP a réalisé un Bilan Carbone™ recensant l’intégralité des émissions engendrées par son activité. Il inclut les émissions directes (combustion d’énergie fossile ou fuite de gaz à effet de serre des réseaux de climatisation, par exemple) et indirectes (utilisation de produits dont la fabrication a engendré des émissions, émissions liées aux déplacements des agents, etc.).

Ce diagnostic montre que les deux tiers des émissions de gaz à effet de serre de l’entreprise sont issus de la consommation d’énergie inhérente à ses activités (traction des véhicules, fonctionnement des stations, ateliers et bâtiments).

Promouvoir la sobriété énergétique est donc un axe primordial de l’action de la RATP contre le changement climatique. Il est à l’origine de l’essentiel des résultats obtenus à ce jour.
En complément, la substitution d’énergie fossile par des énergies alternatives, tant pour le bus (électrique, biomasse) que pour le bâtiment (solaire, géothermie), ne constitue aujourd’hui qu’une faible part de la baisse des émissions, mais devrait à plus long terme avoir un impact significatif sur le Bilan Carbone™.

Réduire les émissions du mode bus

Le mode bus représente environ 75 % des émissions de gaz à effet de serre liées à la consommation d’énergie. Trois filières énergétiques alternatives émergent pour faire évoluer le mode bus :

  • la filière tout électrique : la RATP a joué un rôle de pionnier avec ses minibus électriques « Montmartrobus » utilisés depuis 10 ans dans le quartier de Montmartre à Paris. Ces technologies électriques ne sont cependant pas encore disponibles pour assurer la desserte de lignes plus longues;
  • la filière hybride (électrique/gazole) : en 2011, la RATP mettra en service des véhicules hybrides, après validation de leurs performances ;
  • la filière biocarburants : des bus de la RATP roulent aujourd’hui avec des biocarburants de première génération. Pour préparer l’avenir, la RATP soutient des projets de production de biocarburant de deuxième et troisième générations.

     

Réduire les émissions du patrimoine immobilier

L’utilisation d’énergies renouvelables dans les bâtiments, stations et gares constitue un deuxième domaine d’action important. La géothermie, les pompes à chaleur, l’électricité photovoltaïque sont autant de solutions systématiquement étudiées, évaluées et utilisées sur chaque nouveau projet ou chaque modernisation de site immobilier.