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Valorisation des patrimoines et scénographies d'espaces

Les espaces des réseaux de la RATP accueillent de multiples formes d'expression culturelle et artistique au service d’une culture urbaine contemporaine. A la fois objets de mémoire et lieux de vie, ils forment un patrimoine vivant, vécu au quotidien par des millions de voyageurs.

Les actions des équipes d'ingénierie et de ressources culturelles ne se cantonnent pas à une simple approche historique. Elles donnent sens à ces espaces en portant des valeurs de modernité et de partage par :

  • Des scénographies d'espaces et un marquage culturel qui révèlent la valeur artistique, architecturale et sensible d'une esthétique du quotidien
  • la conservation et la valorisation d'œuvres artistiques, architecturales, industrielles, photographiques, livresques, matérielles...

Désormais plus que centenaire, le métro de Paris est un lieu de mémoire. La mission de la RATP est de conserver et valoriser ce patrimoine d'art et d'architecture.

Des installations culturelles. Ainsi, des lieux spécifiques sont consacrés à la culture, ce qui permet des rendez-vous réguliers avec le public.

Commandes publiques d'œuvres d'art

Faire du temps de transport un temps actif est une ambition constante, qui conduit la RATP à agir comme un commanditaire d'œuvres d'art. La place Colette n'est plus la même depuis le Kiosque des noctambules d'Othoniel, le point de rencontre de Signori rend l'attente agréable à Châtelet-les Halles, les Gardiens des époux Siptrott égaient l'Esplanade de la Défense.
En surface ou en sous-sol, des repères originaux marquent l'espace urbain. Ce ne sont plus seulement les trains qui transportent les voyageurs. Aménagement culturel des stations 
Encouragé par André Malraux dès 1968, l'aménagement de la station Louvre-Rivoli (alors dénommée Louvre) en fait une des plus emblématiques du métro parisien. Désormais, ce sont des dizaines de stations que les voyageurs connaissent aussi bien par leurs décors que par leur nom. Le Nautilus à Arts et Métiers, l'Amérique à Chaussée d'Antin, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen à Concorde, sans oublier la pomme de terre à Parmentier, autant d'exemples de la volonté de donner du sens et des couleurs au métro !

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Les vitrines culturelles de la Ligne 14

Les vitrines culturelles de la ligne 14 réservent aux voyageurs des surprises sans cesse renouvelées. Réparties au fil des trajets, au débouché d’un escalier mécanique ou d’un couloir, elles sont dédiées à la création contemporaine sous toutes ses formes. Elles accueillent ainsi tous les trois mois et depuis bientôt 10 ans des écoles d’art (IESA, Beaux-Arts…), des expositions photographiques (Envolée Bleue…) ou des partenaires institutionnels (Institut Suédois…).

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La station Europe porte bien son nom

La station EUROPE située sur la ligne 3 du métro présente la diversité des cultures, des modes de vies, des paysages et des beautés des pays de l'Union Européenne. Neuf écrans à quai accueillent tous les trois mois des créations vidéos adaptées aux temporalités du métro parisien. Elles sont réalisées par des partenaires européens très variés: artistes contemporains (Vidéospread, Intercambio...), partenaires institutionnels (Visitsweden, Ambassade d'Espagne...), festivals de court métrage...

La gare du Luxembourg au service du Développement durable

La gare du RER B Luxembourg illustre depuis 10 ans l’engagement de la RATP en faveur du développement durable et de l’écologie urbaine. Les quais accueillent chaque année les scénographies spectaculaires d’artistes ou d’institutions au service d’une planète vivable et équitable. Les espaces de transport de la RATP pensés comme des lieux à vivre contribuent ainsi à l’évolution  des consciences et des comportements pour un avenir durable.

S’évader et voyager à la station Montparnasse

Le long couloir de la station Montparnasse qui relie la gare SNCF et les lignes 4 et 12 est chaque année décoré pendant 4 mois d’une fresque longue de 135 mètres. Elle présente une succession de paysages variés (campagne, montagne, espaces urbains) réalisée par l’agence ENT Design.

Pendant 8 mois, cette fresque est recouverte d'un pelliculage adhésif. L’espace alterne alors pendant quatre mois des campagnes publicitaires hors media et pendant le dernier quadrimestre des projets culturels sur le thème de l’évasion et du voyage. En 2009, l’exposition "Vous avez dit Univers?" permettait ainsi de découvrir les plus belles images du cosmos grâce à une spectaculaire mosaïque de clichés astronomiques de grandes dimensions, L’exposition était proposée par le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) en partenariat avec le CNRS et la RATP, à l’occasion de l'année mondiale de l'astronomie.

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Saint-Germain des prés, station de la création

Station de la Création, Saint-Germain-des-Prés est l’une des neuf stations thématisées du centenaire du métro depuis l’an 2000. 36 vitrines accueillent sur ses quais des expositions privilégiant le texte et l’image réalisées avec des partenaires prestigieux : le Festival de la BD d’Angoulême, le Printemps des Poètes, l’IESA, l’Institut Suédois, La Villette… Des projections sur voûte révèlent l’architecture du lieu et magnifient les espaces.

Guimard, un architecte d'exception 



Mis en service le 19 juillet 1900, le métro parisien devait être facilement reconnaissable. Ce fut le mérite de l'architecte Hector Guimard (1867-1942) de donner aux entrées de métro leur passeport pour la notoriété. Il conçut trois types d’accès : les édicules, les entourages et les pavillons. Destinés à protéger les voyageurs entrants des intempéries, les édicules se composaient d'un abri complet surplombant et entourant la trémie ; il n'y en eut que peu d’exemplaires. Guimard dessina également des entourages, faits d'une balustrade entourant la trémie à laquelle est adjoint un portique portant l’inscription « METROPOLITAIN ». Et les pavillons, reprenant les éléments constitutifs des édicules, présentaient des toits superposés qui leur valurent rapidement le surnom de « pagode » ou « pavillon chinois ». Aujourd'hui, il reste encore 86 des 167 ouvrages d'origine, dont les édicules de Porte Dauphine et Abbesses. Deux créations contemporaines sont venues les rejoindre : l'entrée de la Maison de la RATP et l'édicule de la place Sainte-Opportune.

Partie intégrante de notre patrimoine, on retrouve d’ailleurs ces symboles de l’Art nouveau dans divers musées : au Musée d’Art Moderne de New York, au Staatliches Museum de Munich et à la Compagnie française des pétroles à Hassi-Messaoud.en Algérie. Cette dernière fut montée dans le désert saharien pour les pétroliers d’Hassi Messaoud à titre d’évocation de Paris, un peu comme le ticket de Métro dans le film « le Salaire de la Peur ».

L'art de Guimard s'exporte bien : la RATP a offert des reproductions de ses entourages à plusieurs réseaux : ainsi, les voyageurs de Montréal, Lisbonne, Mexico, Chicago ou encore Moscou ont un petit air de Paris à l’une de leurs stations !

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4 projets artistiques pour la Nuit Blanche

4 projets artistiques pour la Nuit Blanche
La RATP apporte depuis 2002 un soutien important à la « Nuit Blanche », manifestation urbaine et culturelle emblématique de la capitale. Le 3 octobre 2009, les lignes 11 et 14 on roulé gratuitement, entre 2 h et 5h30 pour contribuer au succès des principales animations. La RATP a en partenariat avec la direction artistique de Nuit Blanche accueilli à cette occasion 4 projets artistiques :

  • « NO AD BILLBOARD », de l’artiste François Paire sur les quais de la station de Métro Arts-et-Métiers (ligne 11). Cette station, extraordinaire par son décor de Nautilus, s’est métamorphosée le temps d’une nuit grâce aux jeux de lumière de l’artiste. Les hublots transformés en caissons lumineux invitaient le voyageur-spectateur à redécouvrir l’oeuvre originale de François Schuiten et Benoît Peeters.

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  • « ACR REMIX », un montage sonore d’archives diffusé en boucle sur les quais de la ligne 11 du métro en collaboration avec France Culture. Il s’agissait d’une pièce originale et inédite composée à partir de 12 pièces sonores réalisées par les Ateliers de Création Radiophonique de France Culture au cours des 40 ans d’existence de l’émission.
  • « LOST HIGHWAY », dans la station Châtelet. Le couloir reliant les lignes 11 et 14 proposait aux voyageurs empruntant le tapis roulant un étrange voyage avec les photographies de l’artiste Chantal Stoman. Il s’agissait d’images capturées depuis une voiture lancée à pleine vitesse sur l’autoroute métropolitaine qui traverse Tokyo. Cette fresque photographique propulsait le spectateur dans une vertigineuse mise en abyme.

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  • « HIATUS 2.0 », des artistes Sultra & Barthélémy. Cette oeuvre numérique réalisée avec l’agence Synesthésie a été créée à partir d’images du chantier du prolongement de la ligne 12. Portée par 1000 volontaires en chasuble, elle a circulé le temps d’une nuit sur la ligne 11 du métro.
  • PILI, une idée lumineuse

    PILI, une idée lumineuse

    A l'occasion du Centenaire du métro en 2000, la RATP a confié à Philippe Favier la réalisation d'une oeuvre d'art sur les quais de la station Pyramides, ligne 14.

    La réflexion de l'artiste s'est portée sur un élément de la mémoire du métro, les traditionnels P.I.L.I. (Plan d'Indicateur Lumineux d'Itinéraire), qui permettaient, en appuyant sur un bouton, de visualiser un itinéraire sur un plan de métro et qui sont devenus rares.

    Baptisée le "P.I.L.I., une idée lumineuse", l'oeuvre d'art de Favier est une grande constellation onirique et poétique composée à partir de trajets oulipiens imaginés par le poète Jacques Roubaud.

    La naissance du "PILI, une idée lumineuse" repose sur une collaboration entre un artiste contemporain et un poète et l'idée de concilier les mots de l'imaginaire au talent d’un créateur, parce les mots sont indissociables du métro, et les centaines de stations sont d'inépuisables appels aux rimes.