Athlètes de haut niveau
Depuis 1982, la RATP soutient en permanence une dizaine d’athlètes de haut niveau en leur offrant la possibilité de poursuivre leur carrière sportive tout en intégrant le monde de l’entreprise. Elle aide ainsi ces athlètes à préparer leur reconversion.
En partenariat avec le Ministère
« RATP Athlètes de haut niveau » s’inscrit dans le cadre d’une convention signée avec le Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports. La RATP s’engage à intégrer et suivre le parcours sportif et professionnel d’athlètes recrutés sur proposition du Ministère et à accompagner leur reconversion professionnelle.
La RATP a soutenu ce programme depuis la création en 1982 des Conventions Athlètes de Haut Niveau. Elle peut accueillir en permanence 10 athlètes. La RATP accorde une priorité aux sportifs de haut niveau issus de son club historique, l'US Métro.
Une intégration durable
Chaque sportif est affecté à un département de la RATP. Il bénéficie d’un aménagement de son temps de travail pour s’entraîner et participer aux compétitions de son calendrier. Une structure “Ressources Humaines” l’accompagne pour choisir un métier et suivre les formations nécessaires, en accord avec son profil, ses compétences et ses aspirations. La RATP montre ainsi sa capacité à intégrer durablement les athlètes reconvertis. Elle valorise leurs performances et les qualités inhérentes à la pratique du sport de haut niveau : compétitivité, maitrise de soi, calme et partage.
Les athlètes RATP en 2011
| Ulrich Robeiri | Sébastien Hidalgo | Audrey Prieto-Bokhashvili |
| • Épéiste / Club d’escrime de Levallois • Maître d’œuvre informatique | • Lutte / US Métro • Agent de Sécurité | • Lutte / Championne de France • Agent de maîtrise sécurité |

| Sebastien Hidalgo | Audrey Prieto-Bokhashvili |
Ulrich Robeiri, champion du monde d’épée par équipe : « J’ai trouvé mon équilibre »
Athlète de haut niveau à la
RATP, Ulrich Robeiri a décroché au Grand Palais son cinquième titre mondial
consécutif par équipes, lors des championnats qui se sont déroulés en novembre
2010 à Paris. Il explique comment il arrive à concilier vie sportive et vie professionnelle.
Comment êtes-vous devenu athlète de haut niveau ?
Certains escrimeurs français m’avaient parlé de ce statut. Après les Jeux de Pékin, décrocher une convention a été ma priorité. J’ai envoyé mon CV à la RATP et j’ai eu la chance d’intégrer dès mon arrivée un projet très motivant, la création d’une base de données destinée au contrôle de gestion. Aujourd’hui, j’en assure la maintenance.
Au quotidien, comment s’organise votre double vie d’escrimeur et de salarié de la RATP ?
Je suis maître d’œuvre informatique à la RATP. J’y travaille en moyenne une trentaine d’heures par semaine. Et je m’entraîne une fois par jour, à l’Insep, soit le matin avant de commencer ma journée à la RATP, soit en fin d’après-midi, après le travail.
Quels rapports entretenez-vous avec vos collègues de travail ?
J’ai été très rapidement accepté tel que je suis, un athlète de haut niveau, avec ses contraintes et ses particularités. Mes collègues suivent mon projet et ma carrière, ils m’encouragent. Certains sont venus au Grand Palais. Je ressens même de leur part une certaine fierté de partager mon quotidien et mon expérience.
Cette stabilité professionnelle a-t-elle eu un effet sur vos résultats sportifs ?
Certainement. Je recherchais un équilibre, je voulais apprendre un métier, assurer mon avenir. J’ai trouvé tout cela.
Mentalement, vous sentez-vous plus fort en compétition ?
Je ne sais pas. Mais une chose est sûre : aller au bureau, jour après jour, m’aide à relativiser les éventuels doutes ou échecs de l’escrime. Au travail, je pense à autre chose, je parle de sujets différents. Et puis, vivre au quotidien dans le monde du travail aide à réaliser ce qu’est la vie de la majorité des gens, une réalité que le sport de haut niveau nous fait parfois oublier.
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