Les espaces des réseaux de la RATP accueillent de multiples formes d'expression culturelle et artistique au service d’une culture urbaine contemporaine. A la fois objets de mémoire et lieux de vie, ils forment un patrimoine vivant, vécu au quotidien par des millions de voyageurs.
Les actions des équipes d'ingénierie et de ressources culturelles ne se cantonnent pas à une simple approche historique. Elles donnent sens à ces espaces en portant des valeurs de modernité et de partage par :
Désormais plus que centenaire, le métro de Paris est un lieu de mémoire. La mission de la RATP est de conserver et valoriser ce patrimoine d'art et d'architecture.
Des installations culturelles. Ainsi, des lieux spécifiques sont consacrés à la culture, ce qui permet des rendez-vous réguliers avec le public.
Faire du temps de transport un temps actif est une ambition constante, qui conduit la RATP à agir comme un commanditaire d'œuvres d'art. La place Colette n'est plus la même depuis le Kiosque des noctambules d'Othoniel, le point de rencontre de Signori rend l'attente agréable à Châtelet-les Halles, les Gardiens des époux Siptrott égaient l'Esplanade de la Défense. Depuis le Kiosque des noctambules, Othoniel s'est imposé comme l'un des artistes les plus en vue de sa génération. Pour preuve, le Centre Pompidou, qui a proposé au printemps 2011 une imposante rétrospective de ses oeuvres de 1987 à aujourd'hui.

En surface ou en sous-sol, des repères originaux marquent l'espace urbain. Ce ne sont plus seulement les trains qui transportent les voyageurs.
Encouragé par André Malraux dès 1968, l'aménagement de la station Louvre-Rivoli (alors dénommée Louvre) en fait une des plus emblématiques du métro parisien. Désormais, ce sont des dizaines de stations que les voyageurs connaissent aussi bien par leurs décors que par leur nom. Le Nautilus à Arts et Métiers, l'Amérique à Chaussée d'Antin, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen à Concorde, sans oublier la pomme de terre à Parmentier, autant d'exemples de la volonté de donner du sens et des couleurs au métro !

Les vitrines culturelles de la ligne 14 réservent aux voyageurs des surprises sans cesse renouvelées. Réparties au fil des trajets, au débouché d’un escalier mécanique ou d’un couloir, elles sont dédiées à la création contemporaine sous toutes ses formes. Elles accueillent ainsi tous les trois mois et depuis bientôt 10 ans des écoles d’art (IESA, Beaux-Arts…), des expositions photographiques (Envolée Bleue…) ou des partenaires institutionnels (Institut Suédois…).

La station EUROPE située sur la ligne 3 du métro présente la diversité des cultures, des modes de vies, des paysages et des beautés des pays de l'Union Européenne. Neuf écrans à quai accueillent tous les trois mois des créations vidéos adaptées aux temporalités du métro parisien. Elles sont réalisées par des partenaires européens très variés: artistes contemporains (Vidéospread, Intercambio...), partenaires institutionnels (Visitsweden, Ambassade d'Espagne...), festivals de court métrage...
Jusqu'au 28 mai 2012, avec l'exposition « Profession archéologue », c'est un métier méconnu qui est mis en lumière. Le photographe Pierre Buch a voyagé dans différents pays d'Europe (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Grèce, Italie, Royaume-Uni) pour aller à
la rencontre des archéologues au travail et saisir les différents
moments de leur activité.
Cette exposition est le fruit partagé d'un réseau de treize institutions européennes, L'archéologie dans l'Europe contemporaine, dont l'un des principaux objectifs est de montrer l'archéologie telle qu'elle se pratique aujourd'hui à travers le continent.
La gare du RER B Luxembourg illustre depuis 10 ans l’engagement de la RATP en faveur du développement durable et de l’écologie urbaine. Les quais accueillent chaque année les scénographies spectaculaires d’artistes ou d’institutions au service d’une planète vivable et équitable. Les espaces de transport de la RATP pensés comme des lieux à vivre contribuent ainsi à l’évolution des consciences et des comportements pour un avenir durable.
Jusqu'au 15 juin 2012, la RATP vous propose une exposition sur le peuple Bishnoï à
travers un reportage photographique. Réparties sur les deux quais de la
gare, vous y découvrirez six images d’environ seize mètres de
long sur six mètres de haut.
Composée des photos de Franck VOGEL et des textes d’Irène FRAIN, cette fresque géante présente un voyage à la découverte de l’autre : ici, le peuple Bishnoï, population du Rajasthan.
Le long couloir de la station Montparnasse qui relie la gare SNCF et les lignes 4 et 12 est chaque année décoré pendant 4 mois d’une fresque longue de 135 mètres. Elle présente une succession de paysages variés (campagne, montagne, espaces urbains) réalisée par l’agence ENT Design.
Pendant 8 mois, cette fresque est recouverte d'un pelliculage adhésif. L’espace alterne alors pendant quatre mois des campagnes publicitaires hors media et pendant le dernier quadrimestre des projets culturels sur le thème de l’évasion et du voyage.
En 2009, l’exposition "Vous avez dit Univers?" permettait ainsi de découvrir les plus belles images du cosmos grâce à une spectaculaire mosaïque de clichés astronomiques de grandes dimensions, L’exposition était proposée par le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) en partenariat avec le CNRS et la RATP, à l’occasion de l'année mondiale de l'astronomie.
Pour clôturer « 2011, année des outre-mer », la RATP et le CNRS ont proposé « L'outre-mer : un laboratoire pour la recherche », exposition photographique grand format d'une centaine d'images dédiée aux recherches du CNRS dans ces territoires. Elle a présenté aux voyageurs les recherches menées par le CNRS dans différents territoires d’outre-mer.

our clôturer « 2011, année des outre-mer », la RATP
et le CNRS ont proposé une exposition photographique grand format d'une
centaine d'images dédiée aux recherches du CNRS dans ces territoires. Elle a permis aux voyageurs les recherches menées par
le CNRS dans différents territoires d’outre-mer.Station de la Création, Saint-Germain-des-Prés (ligne 4) est l’une des neuf stations thématisées du centenaire du métro depuis l’an 2000. 36 vitrines accueillent sur ses quais des expositions privilégiant le texte et l’image réalisées avec des partenaires prestigieux : le Festival de la BD d’Angoulême, le Printemps des Poètes, l’IESA, l’Institut Suédois, La Villette… Des projections sur voûte révèlent l’architecture du lieu et magnifient les espaces.
Suivant le thème « Enfances » de l'édition 2012, la station a accueilli une exposition rassemblant des livres et des poèmes destinés à montrer toute la richesse, la diversité
et l’actualité de l’édition poétique.
L'occasion de mettre en lumière cette poésie qui tient l'enfant pour un interlocuteur sinon exclusif, du moins premier, une « poésie pour la jeunesse ».
Mis en service le 19 juillet 1900, le métro parisien devait être facilement reconnaissable. Ce fut le mérite de l'architecte Hector Guimard (1867-1942) de donner aux entrées de métro leur passeport pour la notoriété. Il conçut trois types d’accès : les édicules, les entourages et les pavillons. Destinés à protéger les voyageurs entrants des intempéries, les édicules se composaient d'un abri complet surplombant et entourant la trémie ; il n'y en eut que peu d’exemplaires. Guimard dessina également des entourages, faits d'une balustrade entourant la trémie à laquelle est adjoint un portique portant l’inscription « METROPOLITAIN ». Et les pavillons, reprenant les éléments constitutifs des édicules, présentaient des toits superposés qui leur valurent rapidement le surnom de « pagode » ou « pavillon chinois ». Aujourd'hui, il reste encore 86 des 167 ouvrages d'origine, dont les édicules de Porte Dauphine et Abbesses. Deux créations contemporaines sont venues les rejoindre : l'entrée de la Maison de la RATP et l'édicule de la place Sainte-Opportune.
Partie intégrante de notre patrimoine, on retrouve d’ailleurs ces symboles de l’Art nouveau dans divers musées : au Musée d’Art Moderne de New York, au Staatliches Museum de Munich et à la Compagnie française des pétroles à Hassi-Messaoud.en Algérie. Cette dernière fut montée dans le désert saharien pour les pétroliers d’Hassi Messaoud à titre d’évocation de Paris, un peu comme le ticket de Métro dans le film « le Salaire de la Peur ».
L'art de Guimard s'exporte bien : la RATP a offert des reproductions de ses entourages à plusieurs réseaux : ainsi, les voyageurs de Montréal, Lisbonne, Mexico, Chicago ou encore Moscou ont un petit air de Paris à l’une de leurs stations !

La RATP apporte depuis 2002 un soutien important à
la « Nuit Blanche », manifestation urbaine et culturelle emblématique de la
capitale. Chaque année, elle met en place un dispositif transport pour la nuit afin de contribuer au succès des principales
animations.
En lien avec la direction artistique de Nuit blanche, la RATP a accueilli en 2011 2 projets artistiques de France Dubois : une installation intitulée 'Extra-systole' sur la cabine du Funiculaire de la Butte Montmartre et une installation lumineuse dynamique baptisée 'Cyclolux' à la station Madeleine.
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