Le Transport de Marchandises en Ville
Repenser l’organisation du transport de marchandises en ville. Plusieurs pistes sont envisageables : livrer avec de petits véhicules, de surcroît peu polluants, livrer en heures creuses, aider les livreurs à choisir les meilleurs itinéraires possibles...
Mais les réseaux de transport collectif existants sont également une piste d’amélioration à étudier. La RATP a donc décidé de coopérer activement avec tous les acteurs impliqués dans la problématique du Transport de Marchandises en Ville.
Etudes sur les transports des marchandises en ville
Les transports des marchandises en ville étaient jusqu’aux années récentes rarement pris en compte dans les problématiques de déplacements urbains ou les politiques de développement économique des agglomérations.
Des programmes de recherche et des démarches expérimentales ont été entrepris depuis une dizaine d’années, en France comme à l’étranger. Grâce à ces efforts, le transport urbain des marchandises, qui représente une part non négligeable du trafic motorisé urbain et dont le bon déroulement conditionne largement la dynamique économique de la ville, est mieux connu et peut être mieux appréhendé par les responsables publics et les professionnels dans toute sa complexité.
Un aperçu des résultats principaux de ces études est consultable en cliquant ici.
Le transport de marchandises en milieu urbain : Un enjeu pour une ville plus durable
Le trafic de marchandises contribue de façon importante à la pollution et elle est souvent la cause d’une mauvaise qualité de vie en ville.
En effet, même si en zone urbaine les véhicules de livraison ne représentent seulement que 10 % du transport exprimé en nombre de véhicules.kilomètres, ils sont la cause de plus de 40 % de la pollution et du bruit, imputables au trafic local.
De plus, l’utilisation de véhicules souvent inadaptés au milieu urbain augmente le risque d’accidents routiers et contribue à la congestion des villes.
La distribution de marchandises en ville est elle-même entravée par cette congestion, laquelle peut d’ailleurs se voir aggravée par les mesures d'ordre public visant à réduire, entre autres, les nuisances.
L’ensemble des problèmes environnementaux induits par le transport motorisé individuel et la distribution de marchandises en ville met en cause la viabilité même des secteurs urbains et leur développement durable.
Le rapport intitulé « Sustainable Urban Transport Plan » montre que les citadins sont de plus en plus exposés aux nuisances urbaines et à une dégradation de la qualité de l’air. En cinq ans, on constate une augmentation de 15 % à 40 % de la population exposée aux particules.
La livraison en ville est néanmoins indispensable, car elle permet de conserver un commerce de proximité, lequel participe à la qualité de la vie en centre-ville. La présence de commerces au plus près des habitants évite également l’usage de la voiture personnelle pour effectuer des achats par exemple en périphérie des villes, bien souvent mal desservie par les transports collectifs.
Il faut donc sans aucun doute repenser l’organisation du transport de marchandises en ville. Plusieurs pistes sont envisageables : livrer avec de petits véhicules, de surcroît peu polluants, livrer en heures creuses, aider les livreurs à choisir les meilleurs itinéraires possibles, prévoir intelligemment les possibilités de stationnement, aider les collectivités dans la création d’un plan d’aires de livraison pertinent etc.
Mais les réseaux de transport collectif existants sont également une piste d’amélioration à étudier.
La RATP, pour inventer les solutions logistiques de la ville de demain
La RATP a donc décidé de coopérer activement avec tous les acteurs impliqués dans la problématique du Transport de Marchandises en Ville (TMV) et de la Logistique Urbaine : les collectivités locales, les chargeurs, les logisticiens, mais aussi les institutionnels engagés dans la réflexion (Ministère, ADEME, CERTU...) .
La réflexion TMV est encore jeune et se concentre aujourd’hui sur des travaux de recherche. C’est pourquoi la RATP figure parmi les membres fondateurs de la Chaire de Logistique Urbaine (FRELON) de l’Ecole des Mines de Paris.
>> Plus d’informations : www.frelon.mines-paristech.fr
Pour traiter ces sujets, la Mission TMV de la RATP s’est également inscrite dans des programmes de recherches nationaux et européens. Ainsi, elle participe à deux projets dans le cadre du PREDIT :
- FILET :
« Faisabilité de l’Intégration Logistique des Espaces Transport » - en groupement avec les bureaux d’études Interface Transport et Jonction ainsi qu’avec l’Ecole des Mines de Paris et le soutien de la Direction de la Voirie et des Déplacements de la Ville de Paris.
>> Plus d'informations : www.projet-filet.fr
- IMOT :EP :
Intégration des Mixités Opérationnelles Transport : Etats et Possibles - en groupement avec les bureaux d’études Interface Transport et Jonction ainsi qu’avec l’Ecole des Mines de Paris et le soutien de la Direction de la Voirie et des Déplacements de la Ville de Paris.
>> Plus d’informations : www.projet-imotep.fr
- TRAMFRET :
Elle participe également au projet TRAMFRET, en collaboration avec l’APUR (Atelier Parisien d’URbanisme), et mène une réflexion sur la possible utilisation des lignes de Tramways de proche couronne pour faire de la livraison de marchandises.
>> Plus d’informations : www.apur.org [This content is not available in English]
- ALUD :
La RATP est aussi partenaire de
l’ALUD (Association pour une Logistique Urbaine Durable) qui lance en octobre
2011 un service de livraison à domicile pour moins de 2,40 EUR (« La
tournée ») dans le quartier de Belleville et Jourdain (19e et
20e arrondissements).
>> Plus d’informations : www.latournee.fr [This content is not available in English]
Par son implication au côté de nombreux acteurs, la RATP, en tant qu’opérateur multimodal de transport, s’inscrit dans un effort d’amélioration de l’organisation du Transport de Marchandises en Ville, pour inventer les solutions logistiques de la ville de demain et de la nouvelle mobilité qui l'accompagne.
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