Le Groupe RATP
Le Groupe RATP exploite ou prépare la mise en service de réseaux de transport collectifs en Île-de-France, en région et à l’international dans 12 pays. Ses filiales Systra et Xélis mènent des missions d’ingénierie dans le monde entier. Le Groupe RATP représente un chiffre d’affaires consolidé de 4 983 millions d’euros en 2011 avec 56 000 salariés à travers le monde en 2011.
Evolution des principaux indicateurs de performance du Groupe RATP
(millions d'euros) | 31 décembre 2010 | 31 décembre 2011 | Variation (%) |
Chiffre d’affaires consolidé | 4 570 | 4 983 | + 9 % |
EBITDA | 898 | 1 051 | + 17 % |
EBIT récurrent | 390 | 484 | + 24 % |
Résultat net part du Groupe récurrent | 164,3 | 264,3 | + 61 % |
Capacité d’autofinancement | 681 | 847 | + 24 % |
Les résultats financiers en 2011
COMPTE DE RESULTAT CONSOLIDE
au 31 décembre 2011

ETAT DU RESULTAT GLOBAL

BILAN CONSOLIDE

TABLEAU DES FLUX DE TRESORERIE CONSOLIDES

Les principales évolutions de l’année 2011
Pour le transport
Le dénouement de l’opération Transdev
Suite à la signature en mai 2010 de l’accord avec Veolia Environnement et la caisse des Dépôts matérialisant la sortie de la RATP du capital de Transdev et à la levée de l’ensemble des conditions suspensives fin 2010, les opérations ont pu être finalisées le 3 mars 2011. La RATP est ainsi sortie du capital de Transdev en contrepartie d’actifs français et internationaux reçus de Veolia Transports et de Transdev. La RATP a apporté à son tour ces actifs à RATP Développement (RATP Dev) par augmentation de capital.
La levée de la condition suspensive de l’autorité française de la concurrence fin 2010 a conduit néanmoins le groupe RATP à considérer qu’il prenait le contrôle de ces sociétés à partir du 1er janvier 2011 en amont de la date de finalisation juridique des opérations.
Les nouveaux actifs se situent en Angleterre (Londres et Bournemouth), en Italie, en France (urbain et interurbain dans le Centre, l’Est et la Haute-Savoie) et en Suisse. Toutefois, RATP Dev a renoncé à exploiter le réseau de Gênes compte tenu de la situation locale et de la perspective d’un déséquilibre économique persistant du réseau. Afin de sauvegarder l’investissement réalisé pour la prise de participation, RATP Dev a donc exercé son droit de sortie du capital.
Les comptes sont fortement impactés par cet échange d’actifs.
Ils intègrent tout d’abord la plus-value de cession chez RATP des titres de Financière Transdev, ainsi que la plus-value de cession chez RATP Dev des anciens actifs communs cédés à Veolia-Transdev nette des frais d’intégration des nouveaux actifs.
En effet RATP Dev a procédé sur 2010 et 2011 à la réorganisation nécessaire au pilotage de son portefeuille d’actifs par la création des business units France, Europe du Nord et International, la création et la structuration des holdings pays en Italie et au Royaume Uni, le renforcement des fonctions centrales et l’adaptation de sa gouvernance. De même, RATP Dev SA a engagé des dépenses pour réussir l’intégration technique et opérationnelle des nouvelles filiales.
Les comptes intègrent également les résultats sur 12 mois des sociétés, à l’exception de l’actif anglais London United Buses (LUB, 11 mois). Le chiffre d’affaires de ces nouvelles filiales est de 253 M€.
Les performances de ces actifs, variables, avaient été globalement anticipées soit au travers de leur valorisation (Suisse, 3 actifs français), soit au travers du contexte local (conséquences du plan de rigueur sur les réseaux italiens, pression sur la rémunération variable de LUB).
Les autres évolutions en France
Un niveau d’activité en nette progression par rapport à 2010 (hors nouvelles filiales), grâce aux opérations de croissance 2010 (Dunois et Flexcité 95), et à une forte croissance organique malgré le démarrage plus lent de la filiale IXXI en lien avec des reports de projets de la RATP.
Un environnement plus difficile compte tenu de la forte hausse du coûtdu gazole, des mesures du plan de rigueur comme la baisse des aides dites Fillon sur les salaires et des durcissements des conditions économiques des contrats.
La réponse à de nombreux appels d’offres en France pour les réseaux de Creil, Perpignan, Chambéry, Charleville-Mézières et Amiens et le renouvellement de Bourges et des contrats scolaires en Île-de-France ; RATP Dev a gagné 2 contrats de 5 ans à compter de 2012, le réseau urbain de Charleville-Mézières et l’exploitation de deux lignes d’autocars express pour le compte du STIF.
Les autres évolutions à l’international
Une bonne résistance des activités « historiques » en Italie malgré la réduction drastique des subventions d’exploitation dans le cadre des plans de rigueur successifs, principalement grâce à la mise en service réussie du tramway de Florence.
Le succès confirmé de l’Afrique du Sud, avec l’ouverture du second tronçon début août permettant l’exploitation de la ligne Johannesburg - Pretoria.
Au Royaume-Uni, l’acquisition en février de Bathbus, société exploitant des réseaux touristiques à l’image de l’Open Tour à Paris et en août de Metrolink, société exploitant et maintenant le réseau de tramway de Manchester (4 lignes et 40 km).
Une nouvelle mobilisation du savoir-faire du groupe pour la mise en service des lignes de bus à Macao et du métro d’Alger. À l’issue de la marche à blanc, la ligne de 9,5 km a été ouverte aux voyageurs le 1er novembre.
Des acquisitions à l’étude dans les zones d’implantation de RATP Dev etla réponse aux appels d’offre de Casablanca (tramway), Hyderabad (métro) et Jersey (bus) ainsi que les succès de Mac Donald qui compensent un important contrat perdu en 2010.
Pour l’ingénierie :
La refondation de Systra
Le 30 juin 2011, la RATP et la SNCF ont abouti à un accord visant à développer l’ingénierie du transport autour de leur filiale commune Systra. Cette refondation de Systra a consisté à lui apporter les filiales propres d’ingénierie des deux entreprises (Xelis pour la RATP et Inexia pour la SNCF) et faire évoluer la gouvernance du Groupe.
À cette même date, la RATP et la SNCF ont apporté 49 % de Xelis et d’Inexia contre des titres Systra.
Ces apports sont concomitants à la nouvelle gouvernance qui passe par la fin du contrôle conjoint RATP – SNCF (disparition de Financière Systra) et le transfert du contrôle exclusif de Xelis et d’Inexia à Systra dès cette première phase.
Suite à ces apports et à des opérations de rééquilibrage permettant le maintien de la parité des deux actionnaires dans le capital de Systra, la RATP et la SNCF détiennent désormais chacune 39,66 % de Systra, contre 35,85 % avant cette opération.
L’intégration complète de Xelis et Inexia est intervenue le 3 janvier 2012, par apport des titres résiduels.
Cela aboutit ainsi à compter du 30 juin 2011 à mettre en équivalence Systra et Xelis dans les comptes du groupe RATP.
Ce changement de méthode de consolidation se traduit enfin, en application de la norme IAS31, par un impact positif de 45 M€ dans le résultat consolidé du groupe RATP : en effet, la part détenue par le groupe dans les 2 sociétés Systra et Xelis est désormais évaluée à sa juste valeur.
Affaires et Résultats de l’Ingénierie
Systra a su maintenir un niveau d’activité quasi-stable par rapport à 2010 grâce à des relais de croissance au Maghreb, au contrat Crossrail au Royaume-Uni ou encore les projets grande vitesse en Europe orientale ou tramways en France.
Si Xelis et Inexia affichent des résultats satisfaisants supérieurs aux attentes, Systra conjugue plusieurs facteurs défavorables comme l’effet change, l’arrivée à terme de contrats à fortes marges et la restructuration de deux de ses filiales, victimes de la crise économique.
De même, le nouveau Systra a enregistré en 2011 et enregistrera en 2012 les coûts d’intégration de l’opération (notamment coûts liés à l’emménagement sur un site unique fin 2012) et l’effet comptable de l’allocation du prix d’acquisition.
En ce qui concerne la valorisation des espaces du réseau, on note d’une manière générale, la poursuite de la dynamisation du réseau (nouveau contrat avec Relay, poursuite de l’implantation de nouvelles enseignes et de nouveaux services).
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