Le métro au 21ème siècle
La RATP a été un des acteurs mondiaux majeurs du métro au 20ème siècle. Elle entend le rester au 21ème siècle.
Ses experts travaillent pour cela avec des partenaires de tous horizons dans le cadre d’un programme de recherche baptisé M21 pour Métro du 21ème siècle. Les défis à relever sont en effet aujourd’hui autant sociaux que techniques ou économiques.
Une vision élargie des transports
Le Métro du 21ème du siècle sera bien plus qu’un simple système de transport. Il ne s’agit pas seulement de répondre aux défis posés par la congestion urbaine, la saturation des réseaux et des ressources publiques limitées. Augmenter la capacité de transport est toujours nécessaire mais pas suffisant. Un système de mobilité urbaine doit aujourd’hui intégrer les évolutions et attentes de la société telles le télé-travail, les avancées de l’Internet mobile, le développement durable et les changements de comportements individuels. Il faut tenir compte de l’attrait de nouvelles concurrences de modes moins puissants comme le tramway ou le vélo et d’autres formes de mobilité (Twitter, Google, etc.).
Le programme M21
A quelles questions le métro doit-il répondre pour être de son siècle ? Quelles sont les expertises nécessaires pour le concevoir ? Pour trouver les bonnes réponses pour les marchés en France ou à l’international, la RATP a lancé un programme de recherche-action baptisé M21 pour Métro du 21ème siècle, en association avec le Centre de Gestion Scientifique de Mines Paris Tech.
La démarche associe des experts RATP de tous les secteurs (exploitation, ingénierie, architecture, finance, conduite de projet, relations institutionnelles, marketing, prospective, développement durable, …) à des entreprises d’autres secteurs (EDF, GDF-Suez, Groupe Lagardère, SFR, La Poste, Renault, FNAC, Air Liquide, Macif, …), des collectivités (Ville de Paris), des organismes culturels (Cité des Sciences, Le Laboratoire, …), des experts…
Il s’agit d’identifier des pistes d’innovation en dehors de celles allant vers plus de puissance et d’automatisation des systèmes. Elles couvrent quatre domaines :
- les services aux voyageurs : de l’échange social à l’image d’Internet ;
- les pôles d’échanges : dans une logique d’intégration urbaine ;
- le développement durable : améliorer l’intensité énergétique et la qualité de vie urbaine ;
- les nouveaux modèles économiques : s’inspirer de modèles issus d’autres secteurs économiques pour une économie de fonctionnalité.
L’originalité de M21 est d’associer des acteurs très divers en leur proposant de travailler sur l’idée d’une mobilité urbaine qui leur permette d’intégrer leurs propres questions stratégiques.
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