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Les nouvelles mobilités

Les nouvelles technologies transforment les attentes des voyageurs. Nouveau rapport au temps, nouveau rapport aux autres… L’individu évolue dans sa relation au transport comme dans le reste de sa vie personnelle et professionnelle. Il veut être co-producteur de sa propre mobilité. La RATP multiplie les expériences et innovations pour répondre à cette attente et être un acteur global de la mobilité urbaine.

Du transport à la mobilité


Le domaine des transports urbains connaît, comme d’autres, de profondes transformations, sous l’effet de 2 puissants facteurs :

  • le Numérique, avec le développement rapide des Technologies de l’Information et de la Communication et la vague d’innovations qui l’accompagne,
  • l’Ecologique, avec les conséquences et opportunités nées des enjeux de développement durable).

Ces transformations touchent directement les usages, c’est-à-dire la manière dont les citadins vivent leur mobilité. Le temps de transport n’est plus conçu, ni même accepté comme une simple « perte de temps ». L’attente elle-même devient un temps de transition utilisable, grâce à l’information dynamique. La notion de lieu est, elle aussi, affectée : les gares et stations ne sont pas simplement des étapes et relais du mouvement urbain mais des lieux importants de la vie urbaine. La relation au corps et à la santé évolue aussi, depuis qu’il est démontré que l’activité physique prévient de nombreuses pathologies et que longévité rime avec mobilité. La relation aux autres, que les technologies de l’information distendent et intensifient, offre des opportunités et des défis nouveaux au transport public, lieu traditionnel du brassage social.

Ce passage du « transport à la mobilité » correspond à l’émergence d’une « vie mobile » et aussi d’une « ville mobile ». Elle introduit « l’individu » dans l’approche transport, la « personne mobile multimodale », co-conceptrice et co-productrice de sa propre mobilité.

Des innovations de nature nouvelle


1) Les interfaces, la partie « immobile » du transport : les lieux de la mobilité qui vont des plus simples points d’arrêt bus ou stations vélo aux grands pôles d’échanges multimodaux et multiservices sont devenus les véritables charnières des systèmes de transport. C’est là que se joue une grande part de la qualité de service et de la valeur économique.

2) L’information sous toutes ses formes devient un ingrédient essentiel des systèmes de transport. Cela va au-delà de sa fonction classique de signalétique dans l’espace et le temps ou de mode d’emploi. Elle est désormais le software d’un système dont les véhicules et les infrastructures sont le hardware… Elle devient une intelligence distribuée au niveau des individus équipés de smartphones.

3) Le service est désormais au premier plan du métier de transporteur. Il se redéfinit en partie comme service à la personne mobile au fur et à mesure qu’il s’enrichit de nouvelles offres tournées vers la responsabilisation du voyageur. Ce dernier gagne de l’autonomie et une maîtrise de l’usage des ressources multimodales à sa disposition. Les services de pédagogie, de voisinage et de mise en relation valorisent par exemple les espaces-temps de la mobilité.

L’émergence de la transmodalité


La mutation en cours conduit à l’émergence de la transmodalité, par hybridation entre modes de transport. Elle concerne les modes de transport public aussi bien que privés ou individuels. Voiture partagée, vélo public, pédibus, bus-métro, tram-train et bien d’autres sont les nouvelles figures du transport.

Au-delà des identités modales héritées (le métro, le bus, le RER, le tramway), leurs métissages ou « croisements génétiques » constituent aujourd’hui un formidable champ d’innovation.

26 avril 2017

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