Un nouveau contrat RATP-STIF 2012-2015
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Le nouveau contrat quadriennal 2012-2015 avec le STIF, entré en vigueur en 2012, est plus exigeant en matière de production, de régularité et de qualité de service.
Les mécanismes du contrat 2008-2011 ont été maintenus, avec l’ajout
d’une contractualisation des investissements : la RATP produit un
service de transport défini par le STIF en volume et en qualité, avec
une rémunération fondée sur les recettes voyageurs et des contributions
forfaitaires.
Le risque industriel (volume de production et coûts, réalisation des
investissements) est supporté par la RATP, le risque sur les prix de
vente est supporté par le STIF qui fixe les tarifs. Le risque
commercial étant partagé.
Principale innovation :
Le plan d’investissement, en hausse de près de 20 % par rapport au
précédent plan, est contractualisé et sera financé sans augmentation de
la dette de la RATP qui sera ainsi stabilisée à l’issue du contrat à un
niveau équivalent à celui de fin 2011 (soit à un peu plus de 5
milliards d’euros).
Le contrat prévoit une contribution globale du STIF de près de 8
milliards d’euros sur quatre ans (7,4 milliards avec le précédent
contrat), dont 3,7 milliards d’euros
au titre des dépenses de fonctionnement et 3,7 milliards d’euros au
titre des dépenses d’investissements.
Les modifications apportées à
l’offre de transport en cours de contrat feront l’objet, comme dans le
contrat précédent, d’ajustements de rémunération par des avenants.
Le STIF s’est engagé à subventionner le matériel roulant (50 % pour le
renouvellement et 100 % pour le développement) à hauteur de 993 millions
d’euros sur quatre ans (contre 280 millions d’euros pour le précédent
contrat). De son côté, la RATP s’engage à partager avec le STIF ses
gains de productivité à hauteur de 0,5 point par an – soit 17 millions
d’euros/an – qui se cumuleront chaque année et totaliseront ainsi 170
millions d’euros sur les quatre ans du contrat. Les gains de
productivité conservés par la RATP (0,5 point) permettront de continuer
de faire croître son résultat et sa capacité d’autofinancement.
Le nouveau contrat quadriennal avec le STIF est le premier qui s’inscrit
dans le nouveau cadre institutionnel issu de la loi sur l’organisation
et la régulation des transports ferroviaires (ORTF) du 8 décembre 2009.
La loi ORTF, en application du règlement européen sur les obligations de service public, a confié à la RATP une mission pérenne, non soumise à la concurrence, d’entretien, de
maintenance et de renouvellement des infrastructures de son réseau ferré
métro et RER (voies, tunnels, ouvrages d’art, signalisation, stations
et gares) dont elle est propriétaire.
À ce titre, la rémunération, versée par le STIF à la RATP dans le cadre
du contrat, inclut la rémunération spécifique des activités de
gestionnaire d’infrastructures. Les matériels roulants, quant à eux,
appartiennent au STIF depuis le 1er janvier 2010.
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