Engagés contre le changement climatique
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La RATP participe aux efforts globaux déployés dans le monde pour lutter contre le changement climatique. Les émissions de gaz à effet de serre de la RATP liées à sa consommation énergétique ont ainsi diminué de 4 % sur la période 2004-2011, à offre constante. La RATP veut aller plus loin et vise une réduction de 15 % sur la période 2004-2020.
Eco-mobilité - Méthode de calcul
Pourquoi calculer les émissions de gaz à effet de serre dues à ses déplacements ?
Le secteur des transports est, avec celui du bâtiment, le plus fort contributeur en émissions de gaz à effet de serre en France et en Europe. Dans ces deux secteurs, les comportements de chacun peuvent faire évoluer les tendances et aider à la lutte contre le changement climatique.
Par le décret n° 2011-1336 du 24 octobre 2011, le Grenelle de l’environnement rend obligatoire l’affichage de l’information sur la quantité de dioxyde de carbone émise à l’occasion d’une prestation de transport. A compter du 1er octobre 2013, cette information devra permettre à l’usager d’évaluer les émissions de dioxyde de carbone générées par son trajet.
Les émissions prises en compte dans le calcul sont celles induites par les consommations d’énergie nécessaires au fonctionnement du ou des modes de transport utilisés. Pour les énergies fossiles, les émissions de dioxyde de carbone concernées sont celles générées par la combustion du carburant (gazole, gaz naturel pour véhicule, biocarburant, etc.). Pour les modes ferrés, les rejets de CO2 rentrant dans le cadre du décret sont ceux nécessaires à la production et à la fourniture de l’électricité.
Le tableau suivant présente les émissions générées par le trajet d’un voyageur sur un kilomètre pour les différents modes de transport exploités par la RATP, pour la voiture particulière et pour le Transilien exploité par la SNCF :

Réduire son empreinte carbone avec la RATP
Choisir les transports en commun de la RATP, c'est choisir de consommer en moyenne cinq fois moins d'énergie et émettre entre 2 et 50 fois moins de gaz à effet de serre que si vous utilisiez votre voiture.
En 2011, ils ont permis d’éviter l’émission de 2,7 millions de tonnes équivalent CO2. Chaque client de la RATP contribue ainsi à la lutte contre le changement climatique.
Comment sont calculées les distances parcourues ?
Les distances parcourues sont calculées selon le mode utilisé :
- en autobus : distances connues par les services RATP,
- en train : distances à vol d'oiseau,
- en voiture particulière : distances à vol d'oiseau corrigées d'un facteur multiplicateur de 1,2.
Pour
les trajets en transport en commun, les distances totales sont obtenues
en additionnant les distances à vol d'oiseau entre les étapes du
trajet. Par exemple, pour un itinéraire comprenant à la fois marche à
pied, métro et bus, la distance calculée correspond à la somme des
longueurs de chacun des segments.

Comment les calculs sont-ils effectués ?
En voiture, le calcul est le suivant :
Emissions
de gaz à effet de serre en voiture = distance totale parcourue x
facteur d'émission moyen d'une voiture en milieu urbain.
La distance totale parcourue correspond à la distance à vol d'oiseau du point de départ au point d'arrivée corrigée d'un facteur multiplicateur de 1,2.
En transports en commun, chaque tronçon est traité individuellement, les émissions étant ensuite additionnées.
A titre d'exemple, pour le trajet détaillé dans le schéma ci-dessus, le calcul est le suivant :
Emissions
de gaz à effet de serre en transports en commun = distance parcourue en
métro x facteur d'émission moyen du métro + distance parcourue en bus x
facteur d'émission moyen du bus.
La marche à pied et le vélo ne sont
pas émetteurs.
Un Bilan Carbone™ 2011 complet
En 2012, la RATP a réalisé un Bilan Carbone® recensant les émissions engendrées par son activité en 2011. Il inclut les émissions directes (combustion d’énergie fossile ou fuite de gaz à effet de serre des réseaux de climatisation, par exemple) et indirectes (utilisation de produits dont la fabrication a engendré des émissions, émissions liées aux déplacements des agents, etc.).

Les émissions de la RATP s’élèvent en 2011 à 574 000 tonnes équivalent CO2. Ce diagnostic montre que les trois quarts des émissions de gaz à effet de serre (GES) de l’entreprise sont issus de la consommation d’énergie inhérente à ses activités (traction des véhicules, fonctionnement des stations, ateliers et bâtiments). Les postes non énergétiques qui ont un fort impact en termes d’émissions de GES sont l’achat de matériaux et de services (environ 13 % des émissions) et les déplacements des agents pour se rendre sur leur lieu de travail et dans le cadre de leur activité professionnelle (près de 10 %).
Ce bilan n’intègre pas les émissions liées à la construction des biens immobilisés de la RATP. Ces émissions ont été évaluées à 128 000 tonnes équivalent CO2. Les immobilisations prises en compte sont les bâtiments tertiaires et industriels, les infrastructures du réseau, les trains et les bus, le parc informatique, etc. Ce poste n’est pas inclus dans le bilan présenté précédemment car il est assorti d’une incertitude importante. En effet, les données d’entrées nécessaires, qu’il s’agisse des quantités de matériaux mises en œuvre ou des facteurs d’émissions, sont très incertaines. De plus, les évolutions dans les techniques de construction des infrastructures notamment rendent difficile l’estimation précise des émissions générées par la construction d’un bien il y a plusieurs dizaines d’années.
L’obligation réglementaire
Une partie de ce bilan constitue le Bilan d’Emissions de Gaz à Effet de Serre défini par l’article 75 de la loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010. En tant qu’entreprise publique de plus de 250 salariés, la RATP doit réaliser ce diagnostic et le rendre public. Le périmètre minimal à prendre en compte pour ce bilan est fixé par décret et comprend deux types d’émission :
- les émissions directes de gaz à effet de serre générées par exemple par la combustion du carburant ou par les fuites de fluide frigorigènes dans les systèmes de climatisation
- les émissions indirectes liées à la production de l’électricité, de la vapeur et du froid consommé.
Les émissions de ce Bilan d’Emissions de Gaz à Effet de Serre portant sur le périmètre défini par le décret s’élèvent à 376 000 tonnes équivalent CO2. Environ 60 % de ces émissions sont dues à la combustion du carburant nécessaire à la traction des bus. La traction des modes ferrés (Métro, RER, Tramway) constitue le deuxième poste d’émissions et représente un quart des gaz à effet de serre émis. Ceux-ci sont principalement émis lors de la production de l’électricité.

Promouvoir la sobriété énergétique est donc un axe primordial de l’action de la RATP contre le changement climatique. En complément, la substitution d’énergie fossile par des énergies alternatives, tant pour le bus (électrique, biomasse) que pour le bâtiment (solaire, géothermie), ne constitue aujourd’hui qu’une faible part de la baisse des émissions, mais devrait à plus long terme avoir un impact significatif sur le Bilan Carbone®.
Réduire les émissions du mode bus
Le mode bus représente environ 85 % des émissions de gaz à effet de serre liées à la consommation d’énergie, soit plus de 50 % du Bilan Carbone® élargi. Trois filières énergétiques alternatives émergent pour faire évoluer le mode bus :
- la filière tout électrique : la RATP a joué un rôle de pionnier avec ses minibus électriques « Montmartrobus » utilisés depuis 10 ans dans le quartier de Montmartre à Paris. Ces technologies électriques ne sont cependant pas encore disponibles pour assurer la desserte de lignes plus longues. Seules les traverses parisiennes sont exploitées par des mini et midibus électriques ;
- la filière hybride (électrique/gazole) : en 2011, la RATP a testé 3 bus hybrides en conditions réelles d’exploitation. Les performances sont positives avec une réduction des consommations de carburant de l’ordre de 15 % ;
- la filière biocarburants : des bus de la RATP roulent aujourd’hui avec des biocarburants de première génération. Pour préparer l’avenir, la RATP soutient des projets de production de biocarburant de deuxième et troisième générations.

Réduire les émissions du patrimoine immobilier
Les émissions du patrimoine de la RATP peuvent être réduites par une amélioration de l’efficacité énergétique et par le recours aux énergies renouvelables.
Afin de diminuer les consommations d’électricité des gares et stations, l’ensemble des sources d’éclairage standard sera remplacé par des LED d’ici à 2017. Ce déploiement permettra de réduire les émissions des espaces voyageurs de plus de 20 %.
L’utilisation d’énergies renouvelables dans les bâtiments, stations et gares constitue un deuxième domaine d’action important. La géothermie, les pompes à chaleur, l’électricité photovoltaïque sont autant de solutions systématiquement étudiées, évaluées et utilisées sur chaque nouveau projet ou chaque modernisation de site immobilier.
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