Une journée avec...

Guillaume, chaudronnier

Chaudronnier fait partie de ces métiers méconnus de la RATP, et pourtant essentiels à la maintenance du matériel roulant. Direction l’atelier de maintenance de Choisy où travaille Guillaume. 

Pour commencer la journée, Guillaume prépare méticuleusement son établi. Avec l’aide de son collègue, il s’apprête à soulever une lourde plaque d’acier afin de l’installer dans le ventre d’une plieuse à commande numérique. Selon l’épaisseur du métal et l’angle paramétrés dans l’ordinateur, la tôle se déforme sous la pression de la machine et se plie avec une facilité déconcertante. "C’est ici que nous fabriquons les pièces sur mesure nécessaires à la maintenance des métros, des RER, des tramways et même des véhicules de chantier", raconte-t-il. 

À l’atelier de Choisy, Guillaume est aussi bien amené à intervenir sur la maintenance patrimoniale des trains qu’à effectuer des modifications complètes sur les véhicules. "En ce moment, par exemple, je participe à la transformation du châssis d’un véhicule de maintenance des infrastructures", explique-t-il. Et bien souvent, il se déplace sur site, dans les ateliers de maintenance des trains, pour réparer des véhicules endommagés. « Au quotidien, je ne connais pas la routine », s’enthousiasme-t-il.

chaudronnier

Un vrai travail d’orfèvre

Titulaire d’un BEP Chaudronnerie, Guillaume a acquis une connaissance pointue du matériel roulant et un savoir-faire d’expert presque artisanal, lui qui a fait toute sa carrière et son apprentissage au sein de l’entreprise. Comme les trois autres chaudronniers de son unité, il manie aussi bien l’acier que le cuivre, l’inox ou encore l’aluminium. "La lecture des plans, le traçage des formes sur le métal, leur découpe, leur déformation et l’assemblage des pièces n’ont aujourd’hui plus de secrets pour moi."

Entretenir ce savoir-faire en interne est d’ailleurs un véritable atout. "Cela nous permet à la fois d’être beaucoup plus réactifs lorsqu’il y a une urgence à gérer, et de répondre à tout type de demande", observe Guillaume. Ce dernier se déplace souvent dans l’un des 14 ateliers rattachés à son unité pour évaluer les réparations à effectuer et prendre les cotes nécessaires.

Une complémentarité avec le soudeur

Une fois le diagnostic établi sur site, Guillaume retourne à l’atelier de Choisy où il dispose de tous ses outils et équipements pour réaliser les différentes pièces sur plan. "Poinçonneuse, plieuse, cintreuse, découpeuse plasma… me permettent de réaliser toutes sortes de pièces, y compris les plus complexes", explique-t-il. Pour les apprivoiser, il a dû suivre des formations spécifiques, car le métier de chaudronnier est en constante évolution et les méthodes de travail se modernisent.

Dès que les pièces sont réalisées, Guillaume revient sur site pour les réinstaller sur le véhicule, le cas échéant avec l’aide d’un soudeur certifié. Au préalable, ils échangent autour du plan de montage afin de se mettre d’accord sur la meilleure manière de procéder. Puis le soudeur se charge de l’assemblage des pièces de métal. C’est l’homme des finitions, celui qui manipule l’acier en fusion pour effectuer la jonction des tôles. "Nos rôles se complètent parfaitement", conclut Guillaume.

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