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La RATP lance une campagne de prévention pour une meilleure prise en charge des malaises voyageurs

Coup de chaud, vertiges à bord, fatigue, malaise vagal… Parce que le bien-être et la sécurité des voyageurs est au cœur de ses préoccupations, la RATP lance du 2 au 9 octobre une campagne de prévention pour sensibiliser ses voyageurs aux bons réflexes à adopter en cas de malaise léger. L’objectif : faire de la pédagogie sur la meilleure façon d’appréhender un malaise que l’on soit sujet ou témoin.

En 2018, on recense en moyenne 10 malaises par jour dans le métro et le RER, dont 98% de malaises « légers ». En plus d’être un sujet de sécurité voyageur, ces malaises, quand ils surviennent dans une rame, génèrent un ralentissement voire une coupure de trafic, pouvant aller jusqu’à 45 minutes, avec des conséquences pour l’ensemble des voyageurs. Parmi les facteurs aggravants, l’utilisation du signal d’alarme qui, contrairement aux idées répandues, n’est pas adaptée.

Ces malaises pourraient être évités ou mieux gérés si chacun adoptait les bons réflexes. L’objectif de cette campagne de communication et de sensibilisation est donc d’informer sur les bons réflexes à adopter. Elle comprend de l’affichage, des annonces sonores, une opération de sensibilisation des voyageurs (le 3 octobre), des relais digitaux et le lancement d’un module dédié au sein de l’application Everydayheroes.

 

Les bons réflexes à adopter

  • Ne pas sous-estimer les prémices d’un malaise

En cas de malaise imminent, on a souvent tendance à trouver de bonnes raisons de rester dans le train : ne pas arriver en retard à un rendez-vous, se convaincre qu’on peut tenir encore quelques stations, se dire que ça va finir par passer… Parfois, quelques minutes prises pour souffler sur le quai permettent au voyageur de gagner en sérénité et en temps, plus que si le malaise s’aggravait.
En tant que voyageur, il est également important de se montrer attentif aux personnes qui nous entourent et d’être en capacité d’identifier quelqu’un qui semble faire un malaise, savoir gérer la situation et l’accompagner en dehors du train pour éviter le sur-malaise et permettre une meilleure prise en charge.

  • Descendre à la station suivante

A bord d’une rame, dès les premiers signes de malaise, il est conseillé aux voyageurs de descendre du train dès que possible, de se rendre à la station suivante où il y aura davantage d’air et d’espace. Une fois à quai, si le malaise persiste, le voyageur ou celui qui l’accompagne pourra solliciter l’aide d’un agent RATP via les bornes d’appel présentes sur chaque quai. L’agent RATP sera en mesure d’appeler les secours si nécessaire, de les guider à l’endroit où se trouve la personne, et prévoir éventuellement un périmètre de sécurité autour d’elle.

  • Ne pas tirer le signal d’alarme à bord du train

Face à une situation de malaise, les voyageurs ont tendance à tirer le signal d’alarme à bord des trains pensant que c’est le meilleur moyen d’aider la personne.
Cependant, l’utilisation du signal d’alarme, contrairement aux idées répandues, n’est pas adaptée et doit être réservée aux cas d’extrême urgence menaçant la sécurité des voyageurs (voyageurs sur les voies, agressions physiques, voyageurs coincés dans les portes au départ du train…). Dans le cas des malaises voyageurs, l’utilisation du signal d’alarme complique la prise en charge de la victime en provoquant l’arrêt complet du train, y compris sous tunnel, une interruption générale du trafic qui peut aller jusqu’à 45 minutes sur la ligne et compliquant l’accès à la victime. En outre, cet arrêt du trafic peut à son tour provoquer des sur-incidents (malaises) dans les trains qui le suivent.

 

Un outil pédagogique à disposition des voyageurs : le module malaise voyageur de la RATP dans l’appli Everydayheroes

Afin d’aider les voyageurs à mieux appréhender un malaise, la RATP s’est associée à la startup LifeAZ, lauréate du challenge RATP à Vivatech en 2018. L’appli Everydayheroes, développée par LifeAZ en lien  avec les pompiers de Paris, la Croix-Rouge et des médecins, permet d’apprendre les gestes de premiers secours.
La RATP a développé avec LifeAZ un module destiné aux voyageurs  « Malaises voyageurs dans le métro et le RER ». Ce module, disponible via l’application Everydayheroes, permet d’apprendre étape par étape comment identifier un malaise voyageur, puis comment réagir spécifiquement dans le réseau RER ou métro de la RATP.  

 

La campagne

Le dispositif de la campagne, qui débute le 2 octobre et s’étend jusqu’au 9 octobre, prévoit :

  • de l’affichage en 62x100 sur les quais et dans les couloirs des réseaux métro et RER ;
  • une diffusion d’annonces sonores sur les réseaux métro et RER pour sensibiliser les voyageurs ;
  • un volet digital : relais de l’opération de sensibilisation en story, posts les réseaux sociaux Facebook et Twitter avec un motion design pédagogique.
  • une opération de sensibilisation menée le 3 octobre par des agents dans plusieurs grandes gares et stations du réseau RATP pour sensibiliser les voyageurs. Au programme : distribution de sachets « en cas d’étourdissement » (noix, graines, fruits secs) et d’un dépliant pédagogique rappelant les bons réflexes à adopter en cas de malaise léger en tant que sujet ou témoin.

Détail des stations et gares de l’opération: Montparnasse Bienvenue Ligne 4, Bastille L5, Chaussée d’Antin Lafayette L7, Opéra L8, République L11, Saint Lazare L 13 & 14, Gare de Lyon et la Défense RER A, Denfert-Rochereau & Bourg La Reine RER B.

 

Mieux gérer les malaises voyageurs : la RATP met en place un dispositif en collaboration avec la protection civile

Dans le cadre du plan d’urgence pour le RER B, mené par Île-de-France Mobilités, la RATP et SNCF Transilien, afin d’améliorer les conditions de transport des voyageurs, la ligne met en place matin et soir depuis le 1er juillet dernier des équipes de protection civile à Bourg-la-Reine et à Châtelet-les Halles pour porter assistance aux voyageurs et limiter les retenues des trains en gare.


Depuis le 1er octobre, la RATP étend le dispositif aux stations de métro Châtelet, Saint-Lazare, Montparnasse et Saint-Augustin le matin (7h30-9h30) et le soir (16h30-19h30), dans le cadre d’une expérimentation.