Développement durable

La RATP dément formellement les accusations portées par l’association Respire

La qualité de l’air du réseau souterrain fait l’objet d’un suivi très scrupuleux et tout à fait transparent de la RATP.

Depuis 1997, la RATP réalise des mesures en continu dans des lieux représentatifs des espaces souterrains. Le réseau de mesures SQUALES (Surveillance de la Qualité de l'Air de L'Environnement Souterrain) est composé de 3 sites de mesures : Franklin D. Roosevelt (Ligne 1), Châtelet (Ligne 4) et Auber (RER A).

Ces mesures sont réalisées à l’aide d’appareils de référence régulièrement entretenus, et certifiées par :
-    un laboratoire accrédité par le Cofrac (Comité Français d’Accréditation)
-    des auditeurs externes. 

Toute autre mesure réalisée avec des capteurs portatifs, qui ne sont pas les appareils de référence, ne sont pas comparables aux mesures réalisées sur site. Par ailleurs, la réponse de ces appareils portatifs varie en fonction de différents paramètres tel que l’humidité relative. Les résultats de ces appareils portatifs ne peuvent être qu’indicatifs et non véridiques.
 

Des capteurs entretenus régulièrement et performants

Concernant la fermeture des données à Auber, ces dernières ont été interrompues durant la durée des travaux de modernisation afin de garantir l’exactitude des données. De plus, les vibrations engendrées par les travaux pourraient perturber les analyseurs (mesure avec un quartz oscillant). Dès la fin des travaux, le local de mesure sera amélioré et les mesures renforcées. La RATP mettra aussi en place le suivi des particules ultrafines en compléments des mesures PM10 et PM2.5 dans cette gare. Par ailleurs, l’interruption des mesures à Auber est indiquée sur le site dédié à la consultation des données en temps réel, via le message suivant : « Les mesures sont actuellement interrompues suite aux travaux de rénovation de la gare. Pour plus d’informations sur le Laboratoire Essais et Mesures, vous pouvez consulter le site internet : www.eurailtest.com ».

Les autres sites de mesures, Châtelet (ligne 4) et Franklin D. Roosevelt (ligne 1), fonctionnent correctement.

Les mesures en continu portent sur les 6 paramètres usuels : 2 paramètres climatiques (température, humidité relative), un indicateur du renouvellement d’air (dioxyde de carbone) et 3 paramètres de qualité de l’air (oxydes d‘azote, particules- PM 2,5 et/ou PM 10). 

En complément des relevés dans ces trois stations, des campagnes de mesures ponctuelles, réalisées sur les quais, dans les couloirs de correspondance et les salles d'échanges, permettent également de surveiller ces mêmes paramètres, ainsi que d’autres, tels que les particules ultrafines, les aldéhydes ou les hydrocarbures aromatiques. L’entreprise mène, par exemple, actuellement un projet de recherche avec le Laboratoire central de la préfecture de Police et le Service Parisien de Santé Environnementale (SPSE) qui porte sur l’exposition aux paramètres de qualité de l’air dans l’ensemble des modes de transport sur des trajets domicile-travail. A ce titre, des mesures ont été réalisées dans des rames de métro et de RER, du matériel roulant bus et tramway.

La RATP est également attentive au développement des micro-capteurs et suit cela avec intérêt notamment au sein d’Airparif, avec toujours la préoccupation de la justesse et de l’exploitation de ces mesures.

Par ailleurs, sous l’impulsion de la Direction générale de la prévention des risques (DGPR), rattachée au ministère de la Transition écologique et solidaire, et avec l’appui des différents exploitants ferroviaires français, l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) a publié en 2020 un guide de recommandations pour la réalisation de mesures harmonisées de la qualité de l’air dans les enceintes ferroviaires souterraines (EFS). La RATP suit les recommandations de l’Ineris.

 

Engagé depuis plus de 20 ans pour améliorer la qualité de l'air

Depuis plus de 20 ans la RATP agit pour améliorer la qualité de l’air dans ses espaces souterrains, via son plan d’actions réparti selon 4 axes :

  • Informer le public sur le suivi de la qualité de l’air : Comme déjà indiqué, la RATP réalise des mesures en continu dans trois lieux représentatifs des espaces souterrains de la RATP depuis 1997 : Franklin D. Roosevelt Ligne 1, Châtelet Ligne 4 et Auber RER A (actuellement interrompu pour travaux). Ces données sont consultables en temps réel via un site dédié. Des mesures ponctuelles, réalisées en différents points du réseau complètent ce dispositif. Plusieurs paramètres sont étudiés : paramètres climatiques (température, humidité relative), dioxyde de carbone, oxydes d’azote, particules fines…
  • Innover pour mieux traiter l’air dans les stations et gares : La RATP et la Région Île-de-France sont tournées vers l’innovation et l’expérimentation de nouvelles solutions. Depuis octobre 2020, la RATP expérimente avec Wabtec des solutions de freinage innovantes afin de réduire les émissions de particules à la source. Aussi, en juin 2019, la RATP, en partenariat avec la Région Île-de-France et SUEZ, a inauguré le dispositif « IP’AIR », une solution innovante de traitement de l’air par ionisation positive, dans la station de métro Alexandre Dumas (Ligne 2). Les résultats de ces tests ont montré une réduction de 20 à 30% selon la taille des particules avec un rayon d’action des modules de l’ordre d’une dizaine de mètres. Des travaux sont à mener aujourd’hui pour améliorer l’intégration (encombrement, bruit…)  de tels dispositifs en souterrain.
  • Diminuer à la source les émissions de particules : La RATP s’applique à généraliser sur ses nouveaux trains le freinage électrique, lequel tend à diminuer les émissions de particules à la source. Cela est d’ores et déjà effectif sur les lignes 2, 5 et 9 du métro. A court terme, les lignes 4, 14 et 11 du métro en bénéficieront, suivi de l’ensemble des lignes du métro parisien. De plus, la RATP a débuté en 2019 le renouvellement de 12 locotracteurs électriques bimode utilisés lors des travaux d’entretien du RER, menés de nuit, permettant de réduire considérablement les émissions de particules fines.
  • Améliorer le renouvellement de l’air : Un vaste plan d’investissement a été engagé d’afin de créer, renforcer ou renouveler les ventilateurs parmi les 340 ventilateurs présents en tunnel (un programme d’investissement sur la période 2016-2020 a été mené pour 49 M€). La RATP améliore ainsi la disponibilité des ventilateurs tout en cherchant à renforcer les capacités intrinsèques de renouvellement d’air permises par chaque ventilateur. Depuis la création du gestionnaire d’infrastructures RATP en 2012, ce seront plus de 85 millions d’euros qui auront été consacrés à investir dans la ventilation du réseau.