Pour la planète et la ville
Engagés contre le changement climatique
La RATP participe aux efforts globaux déployés dans le monde pour lutter contre le changement climatique. L'objectif fixé est de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20 % sur la période 2004 - 2020.

01. Information CO2 - Méthode de calcul

Pourquoi calculer les émissions de gaz à effet de serre dues à ses déplacements ?

Comment réduire son empreinte carbone avec la RATP ?

Comment sont calculées les distances parcourues ?

Comment les calculs sont-ils effectués ?

02. Le bilan des émissions de gaz à effet de serre règlementaire

La loi Grenelle 2 (loi n°2010-788 du 12 Juillet 2010, article 75) impose la réalisation d’un bilan des émissions de GES pour les entreprises publiques employant plus de 250 personnes. Ce bilan réglementaire concerne les émissions suivantes :

  1. Les émissions dites « directes ». Pour la RATP, il s’agit en particulier de la combustion de carburant des bus et des fuites de fluides frigorigènes des systèmes de climatisation.
  2. Les émissions dites « indirectes associées à l’énergie ». Il s’agit des émissions associées à la consommation d’électricité, de chaleur ou de vapeur.

Pour la RATP, les émissions visées par ce périmètre sont estimées à environ 343 000 teqCO2. 67% de ces émissions sont liées à la combustion du carburant nécessaire à la traction des bus et 17% proviennent de l’électricité consommée par les modes de tractions ferrés (métro, RER et tramways) ainsi que celle utilisée pour le fonctionnement des bâtiments (gares, stations, site de maintenance).

03. Le Bilan Carbone® global

L’EPIC RATP a été le 1er opérateur de transport en France à se doter, dès 2006, d’un Bilan Carbone® global de son activité. Ce bilan a été actualisé en 2015, pour l’année de référence 2014.

Il a pour but de :

  • Suivre et évaluer les émissions générées directement (circulations des bus, métro, RER, tramways, consommations d’énergie des stations, etc.) et indirectement (déplacements domicile – travail des agents, fabrication et fret des biens achetés, etc.) par l’Entreprise.  
  • Identifier et prioriser des leviers de réduction de notre empreinte carbone.

La RATP s’est engagée à réduire de 20 % ses émissions de GES par voyageur.km, entre 2004 et 2020.

Le  Bilan Carbone® de l’année 2014 confirme le profil d’émission de GES établi à travers les bilans précédents. 75 % des émissions de GES de la RATP résultent des consommations d’énergie de la traction et des bâtiments (bâtiments industriels, gares et stations, bâtiments tertiaires). Les 25 % d’émission de GES qui ne proviennent pas de la consommation directe d’énergie sont pour l’essentiel dus aux achats (13 %) et aux déplacements professionnels et domicile-travail des agents (9 %).

Au global, en considérant les émissions de GES générées directement et indirectement, l’empreinte carbone de la RATP est de l’ordre de 562 000 téqCO2.

Ce bilan n’intègre pas les émissions liées à la construction des biens immobilisés de la RATP. Ces émissions ont été évaluées à 127 000 tonnées équivalent CO2 Les immobilisations prises en compte sont les bâtiments tertiaires et industriels, les infrastructures du réseau, les trains et les bus, le parc informatique, etc. Ce poste n’est pas inclus dans le bilan car il est assorti d’une incertitude importante. En effet, les données d’entrée nécessaires, qu’il s’agisse des quantités de matériaux mis en œuvre ou des facteurs d’émissions, sont très incertaines. De plus les évolutions dans les techniques de construction des infrastructures notamment rendent difficile l’estimation à posteriori des biens construits.

Bilan Carbone Emissions CO2

 

04. Réduire les émissions du mode Bus

Le mode bus représente environ 85 % des émissions de gaz à effet de serre liées à la consommation d’énergie, soit plus de 50 % du Bilan Carbone® élargi. Trois filières énergétiques alternatives émergent pour faire évoluer le mode bus :

  • La filière tout électrique : la RATP a joué un rôle de pionnier avec ses minibus électriques « Montmartrobus » utilisés depuis 10 ans dans le quartier de Montmartre à Paris. Ces technologies électriques ne sont cependant pas encore disponibles pour assurer la desserte de lignes plus longues. Seules les traverses parisiennes sont exploitées par des mini et midibus électriques ;
  • La filière hybride (électrique/gazole) : en 2011, la RATP a testé 3 bus hybrides en conditions réelles d’exploitation. Les performances sont positives avec une réduction des consommations de carburant de l’ordre de 15 %.
Minibus