Pour nos voyageurs
La sécurité au sein du réseau RATP
Comptant parmi les seuls opérateurs de transport urbain au monde à bénéficier d’une internalisation aussi forte de la sûreté au sein de l’entreprise, la RATP considère la sécurité comme une composante de sa mission de service public et un élément essentiel de la continuité de service. L’entreprise y consacre des moyens humains, techniques et financiers conséquents et y travaille en coordination constante avec les forces de Police et les services de l’Etat.

Le département de la sécurité de la RATP a pour mission de coordonner la politique opérationnelle de sécurité et la politique de prévention. Ces deux politiques sont complémentaires et l’articulation de celles-ci permet de renforcer la maîtrise globale du territoire en lien permanent avec les forces de police et les unités opérationnelles d’exploitation (centre Bus ou ligne de métro). L’efficacité des actions entreprises se fonde sur la complémentarité des différents métiers qui interviennent sur les territoires desservis par le réseau RATP. Cette complémentarité de compétences et de domaines d’intervention se traduit pour le voyageur par une présence humaine rassurante qu’il rencontrera au fil de ses déplacements.

01. La forte présence humaine au cœur du dispositif de sécurisation

Si les moyens techniques et avancées technologiques constituent une aide précieuse à la décision, la politique de sécurisation de la RATP passe avant tout par une importante présence humaine sur les réseaux.

Veillant à la sécurité des voyageurs, des personnels et de biens, le Groupe de Protection et de Sécurité des Réseaux (GPSR) de la RATP compte ainsi près de 1000 agents. La centaine d’équipes présente chaque jour sur les réseaux assure des missions de prévention, de dissuasion et de sécurisation. Faisant l’objet d’une politique de recrutement stricte et d’un long processus de formation, les agents du GPSR sont assermentés  et autorisés au port d’arme (catégories B et D).

02. Une collaboration constante et exemplaire avec les services de police

Depuis de nombreuses années, la RATP conduit un partenariat actif avec les forces de police et notamment avec la Brigade des Réseaux Ferrés (BRF) qui a une compétence étendue à la totalité des réseaux ferrés d’Ile-de-France (réseaux RATP et SNCF). De nombreuses opérations conjointes et coordonnées, visant à une présence dissuasive, une sécurisation renforcée ou une visibilité accrue, sont ainsi menées, en fonction des circonstances et de l’analyse conjointe.

03. Partenariat avec la Police

De la juxtaposition des dispositifs, à la complémentarité, vers une certaine intégration dans le cadre d’opérations spécifiques, telles sont les étapes du partenariat de la RATP avec les services de police d’Ile-de-France.

L’organisation actuelle de la sécurité résulte d’une longue évolution de deux organisations – celle de la RATP et celle de la police qui ont vu leur collaboration opérationnelle se structurer sous l’impulsion des gouvernements, du législateur et des responsables de l’entreprise. De nombreux dispositifs de sécurisation partagée entre la police et les agents du GPSR sont mis en place :

  • des dispositifs opérationnels au quotidien, sur la base de diagnostics de délinquance partagés et ciblés,
  • une coordination mise en place dans les états-majors de manière ponctuelle, soit lors des évènements exceptionnels, festifs ou sportifs, soit lors d’événements inopinés.

Des conventions tripartites sont également signées entre la police nationale, une police municipale et la RATP. Elles définissent, dans le respect des prérogatives et des domaines spécifiques de chacun, les modalités de mise en œuvre d’opérations conjointes dans et aux abords des stations et bus sur ladite commune. Le but est d’améliorer la sécurité des personnes et des biens, prévenir et réprimer les infractions constatées.

04. Opérateur d’importance vitale

En 2008, la RATP a été désignée opérateur d’importance vitale (OIV). Le département de la sécurité a élaboré un Plan de Sécurité d’Opérateur (PSO) tel qu’il est défini dans la directive nationale de sécurité relative aux transports collectifs et ferroviaires (DNS TC&F). Le PSO a pour objet de définir la politique générale de protection pour l'ensemble des établissements, ouvrages ou installations, notamment ceux organisés en réseau :

  • Identifier les risques,
  • Proposer, parmi les installations gérées ou utilisées, celles qui paraissent devoir être qualifiées de points d’importance vitale (PIV),
  • Prescrire les mesures à mettre en œuvre,
  • Préciser les axes d’amélioration dont les projets de défense à privilégier en matière de doctrine, d’expérimentations et de recherche et développement.

05. Déclinaison du plan gouvernemental VIGIPIRATE

Conformément aux règles de l'organisation générale de la défense et à leurs responsabilités en la matière, le gouvernement et chaque ministre concerné définissent et mettent en œuvre des mesures de prévention des actes terroristes visant à la protection des personnes et à la sauvegarde des installations susceptibles d'en être la cible. Le plan gouvernemental VIGIPIRATE est un ensemble de dispositions visant à la prévention des actes de malveillance ou des actions terroristes, mis en œuvre en fonction du niveau de la menace.  Il a notamment pour objet de définir les mesures de vigilance, de prévention et de protection adaptées à l'évolution de la situation, à partir de l'analyse des services en charge du renseignement. Il vise en outre :

  • à activer les chaînes et les réseaux de sécurité et de défense sur le territoire
  • à préparer la mise en œuvre éventuelle des plans d'intervention et de secours appropriés.

Son déclenchement comme les changements qu'il peut connaître sont décidés par le Premier ministre. Toutefois, il existe des mesures propres à différents domaines d'activité - elles-mêmes graduées en fonction de la menace - et une posture permanente de sécurité préalable. Ces éléments constituent les bases d’une déclinaison du plan gouvernemental à l’échelle d’une entreprise.

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