"Des lignes d'histoires" : tout sur le patrimoine de la RATP
Depuis plus d’un siècle, l’histoire des transports en commun se confond avec l’histoire de la région parisienne et de ses habitants. Découvrez cet immense patrimoine grâce à la collection « Des lignes d’histoires » !
Modifié le 17 juillet 2026
7 min de lecture
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Sommaire
Vous voulez tout savoir sur le patrimoine de la RATP ? Vous êtes au bon endroit !
Découvrez, grâce à notre collection "Des lignes d'histoires" la grande histoire de l’évolution des transports et de la RATP ; mais aussi les petites histoires et leurs pans moins connus comme les métiers disparus, les uniformes, les arts, les titres de transports…
17 fascicules à lire et regarder, enrichis par des diaporamas et des vidéos ! Bonne lecture et bon voyage !
Né le 19 juillet 1900, le titre de transport parisien accompagne, depuis cette date, des millions de Franciliens dans leur quotidien. Retracez le parcours du fameux ticket d’hier et d’aujourd’hui : une histoire en étroite correspondance avec les grandes évolutions du siècle, qu’elles soient sociologiques, historiques, environnementales ou technologiques.
Avec l'entrée dans le XXIème siècle, la RATP a trouvé une motivation supplémentaire pour continuer sur sa lancée novatrice. Du premier métro sur pneumatiques à l'automatisation en passant par la billettique sans contact, la RATP a en effet toujours montré le chemin pour s'imposer comme leader de la mobilité urbaine.
Rapidité, régularité, accessibilité, sécurité : depuis plus de 60 ans, la RATP a répondu les défis qui jalonnaient son parcours. Du ticket chic au pass Navigo, du RER à Météor, du retour du tramway à l’avenir de l’automatisation et du développement durable, cette mutation transporté des milliards d’usagers. Non seulement d’un départ à une arrivée, mais aussi surtout d’un siècle à l’autre et, plus largement, d’un monde à l’autre.
Des premiers carrosses réguliers au milliard et demi de voyageurs transportés en 1946, des omnibus aux trolleybus en passant par les autobus et le métro, l’aventure des transports en commun jusqu’aux lendemains de la Seconde Guerre Mondiale constitue un fabuleux voyage dans le temps où la petite histoire est sans cesse en correspondance avec la grande. En voiture !
L'un comme l'autre serpentent à travers Paris, et c'est à plus d'un siècle que remonte leur histoire commune. Depuis, entre la banlieue nord-ouest et les quartiers sud-est de la capitale, le métro a franchi la Seine à 12 reprises.
Dès la seconde moitié du XIXe siècle, le métro s’annonce comme l’une des pièces maîtresses d’une modernité lancée à toute vapeur. Le développement des villes en surface s’accompagne d’un développement parallèle, celui des transports publics. Dans cet extraordinaire mécano industriel et urbain, rames et galeries voient le jour, mais sous terre. Oui, cette fois, le métro est bel et bien lancé.
Le 8 décembre 1977 – il y a quarante ans ! – le RER devient une réalité : ce jour-là, son tronçon central reliant Auber à Nation est inauguré par le président de la République Valéry Giscard d’Estaing. Ainsi naît la ligne A, tout comme la ligne B, qui, le même jour, est prolongée de Luxembourg à Châtelet-Les Halles. D’extensions en modernisations, de jonctions en interconnexions, le roi RER commence son règne : au travers de ces deux lignes clés empruntées aujourd’hui par près de 2 millions de Franciliens chaque jour, il étend sa suprématie sur Paris et sa (très) grande couronne.
Parmi ceux qui l’appellent « RAIRE » afin d’aller encore… plus vite, qui se souvient que RER signifie Réseau Express Régional ? Moyen de transport souverain pour tous les Franciliens souhaitant se déplacer efficacement, c’est sous la monarchie de juillet que son ancêtre le chemin de fer lui a ouvert la voie. Une voie, ou plutôt des voies, qu’il emprunte toujours aujourd’hui !
A l'origine, les locomotives à vapeur règnent en maître sur les anciennes lignes de chemin de fer qui vont constituer les premiers tronçons du RER. Dans la première moitié du XXe siècle, elles cèdent la place aux automotrices électriques à l'ouest et au sud. Avec la mise en service du RER, de nouveaux matériels apparaissent, plus sûrs et plus confortables. Au fil des ans, ils sont rénovés ou remplacés par des matériels plus modernes et plus adaptés aux nouvelles exigences du trafic.
À Paris, le coup de grâce est donné le 15 mars 1937. Ce jour-là, le dernier 123/124 reliant Porte de Vincennes à Porte de Saint-Cloud rentre pour toujours au dépôt de Malakoff. Der des der, le tramway de la ligne 112 Le Raincy-Montfermeil cesse lui aussi son activité le 14 août 1938. Si l’on excepte le réseau maintenu à Versailles jusqu’en 1957, c’en est fini du tramway en région parisienne.
S’il signifie littéralement « chemin en rail plat », le parcours du « tramway » est tout sauf sans relief : d’abord encensé, puis source d’hostilités, il connaîtra une longue traversée du désert urbain avant de réapparaître récemment dans nos rues, à la faveur d'une réelle volonté politique et d’un aménagement mieux pensé. Portrait d’un champion nommé désir, certes, mais aussi et surtout économie et écologie.
Parce qu'il est le premier modèle "standard" de l'histoire de la RATP, le SC10-U marque un tournant décisif sur la route suivie par l'autobus depuis les années 1900. Mieux : une petite révolution, qui propulse celui que l'on surnomme "SIOU" au rang de véritable mythe ! Avec lui démarre l'ère moderne de l'autobus, des modèles articulés actuels jusqu'aux solutions électriques de l'avenir.
Héritier d’un carrosse et du bien nommé « omnibus », concurrent du tramway puis complice du métro, l’autobus est aujourd’hui encore la meilleure nouvelle qui puisse circuler dans une ville. Des impériales au mythique SC10, petit tour à bord du véhicule qui va dans le sens de la marche de l’histoire.
Automne, hiver, printemps, été. Féminin ou masculin. Quand elle habille ses agents partout et en toute saison, la RATP doit faire des choix… sur mesure. Ici, le modèle conçu est aussi un modèle économique. Qui doit rimer avec pratique, logistique et bien sûr, esthétique.
Née de l’engrenage mécanique des alliances européennes, elle devait être brève – la « der des ders », disait-on. Nul n’ignore ce qu’il en fut. Sur ce tunnel de quatre années, la thématique des transports jette un éclairage révélateur. Et c’est à l’Assemblée nationale, comme en témoigne l’extrait suivant, que fut donné le départ de ce long voyage, un jour de 1914.
Comment s’étonner que le sigle RATP ait trois lettres en commun avec le mot ART ? De tous temps, les transports parisiens ont eu le souci du beau, faisant rimer pratique et esthétique pour le plus grand plaisir des usagers. Un rôle de pionnier, qui résonne comme une invitation à d’autres voyages… dans le temps et l’espace.