Les mesures de la qualité de l'air en temps réel
La surveillance de la qualité de l'air repose en premier lieu sur le respect des conditions d’hygiène et de propreté des espaces RATP, tant pour les voyageurs que pour le personnel.
Ainsi, avec le soutien d’Île-de-France Mobilités, la RATP réalise depuis 1997 des mesures en continu (toute l’année et 24h/24) avec des appareils de référence, qui portent à ce jour sur 5 stations et gares :
- Auber
- Châtelet-les-Halles
- Nation
- Franklin D. Roosevelt
- Saint-Germain-des-Prés
(en remplacement de la station Châtelet sur la ligne 4, interrompue durant des travaux)
Ces 5 stations et gares font partie des espaces les plus fréquentés d’Île-de-France. Vous pouvez consulter les mesures de la qualité de l'air de ces stations et gares en continu.
Des mesures ponctuelles sont également régulièrement réalisées sur l’ensemble du réseau.
Chiffre clé
La RATP exerce depuis plus de 25 ans en lien avec Île-de-France Mobilités (IDFM), l’ANSES, l’Inéris et Airparif, une activité de veille, de surveillance et d’expertise de la qualité de l’air circulant dans le réseau souterrain.
Airparif, acteur de référence en matière de qualité de l’air, a publié en juillet 2022 un rapport d’évaluation du dispositif de surveillance et d’information de la qualité de l’air dans les gares souterraines où la RATP opère pour Ile-de-France Mobilités. Airparif souligne dans son rapport que le dispositif de mesure de la qualité de l’air mis en œuvre depuis 25 ans par la RATP pour Ile-de-France Mobilités est « le plus complet au monde », notamment puisqu’il intègre le suivi de différents paramètres de qualité de l’air (particules PM10, particules fines PM2.5, les oxydes d’azote (NOX) et le dioxyde de carbone (CO2)).
Le réseau exploité par la RATP est d’ailleurs dans le TOP 5 des réseaux de transport les moins pollués au regard des niveaux PM2,5 et PM10 selon une comparaison internationale menée par Airparif.
Par ailleurs, à ce jour, aucune norme légale ou règlementaire n’existe pour évaluer la qualité de l’air dans les enceintes ferroviaires souterraines. L’ANSES a néanmoins publié des recommandations générales en 2022 que la RATP s’efforce de suivre et tenant compte du temps d’exposition des voyageurs.
Le plan d'actions de la RATP
Au-delà de la surveillance de la qualité de l’air sur son réseau, le plan d’action d’amélioration de la qualité de l’air mené par la RATP repose sur différents leviers :
- Un renforcement et une modernisation du dispositif de ventilation en station permettant de renouveler l’air intérieur ; un plan d’investissement massif de 57 millions d’euros, financé par Île-de-France Mobilités, a déjà été engagé sur la période 2021-2024 ;
- Un déploiement du freinage électrique sur les nouveaux trains et le test de nouveaux matériaux de freinage mécanique ;
- Une élimination progressive des moteurs thermiques dans ses opérations de maintenance ;
- Une expérimentation de plusieurs solutions technologiques pour améliorer le traitement de l’air en station (solutions de filtration, de fixation et de captation des particules) ;
- Des études épidémiologiques concernant l’exposition des salariés de la RATP.
Découvrez notre bilan SQUALES 2024 (Surveillance de la Qualité de l’Air de l’Environnement Souterrain) - publié en septembre 2025
Et sur les autres réseaux ferroviaires ?
La RATP échange sur le sujet de la qualité de l’air avec des réseaux ferroviaires étrangers (Stockholm, Londres...), via l’Union internationale des transports publics (UITP).
Par ailleurs, une synthèse des travaux menés sur d’autres réseaux français (Lyon, Toulouse, Rennes, Lille) révèle une qualité d’air comparable à celle mesurée à Paris. A Toulouse et Lyon, les valeurs maximales horaires en PM10 sont comprises entre 200 et 500 µg/m³. A Londres, des mesures ponctuelles ont révélé des teneurs variant de 500 à 1 120 µg/m³.